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L’Aviron retient son souffle

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L’assemblée générale de ce mercredi s’annonce décisive pour l’avenir du club basque. Au centre des débats : le conflit ouvert qui oppose Alain Afflelou à l’actuel président, Francis Salagoïty. Et il y aura forcément un perdant…

Il est fou, Afflelou ? Pas forcément. Peut-être simplement fatigué de voir l’Aviron bayonnais ne pas obtenir des résultats à la hauteur de l’argent qu’il a injecté depuis 2007 et son arrivée en tant qu’actionnaire (minoritaire). Ces dernières semaines, il a décidé de dire « stop ». Et il a trouvé en Francis Salagoïty, le président bayonnais, le coupable idéal.

« [Il] n’a pas supporté de ne plus être au centre de tout et il a commencé à inventer des problèmes et à fuir le débat », lâche notamment l’homme d’affaire dans Sud-Ouest. Voilà pourquoi il souhaite le départ de celui qui est pourtant l’homme fort du club depuis onze ans. Une question qui se posera forcément mercredi soir, à l’occasion de l’assemblée générale des actionnaires.

Le déclic, Alain Afflelou l’a eu en fin de saison dernière. Pourtant 13e du Top 14, Bayonne bénéficie de la relégation administrative de Montauban pour se maintenir dans l’élite. Le lunetier demande alors à son président comment améliorer la situation et mise sur l’apport d’un regard extérieur. Ce sera Bernard Laporte, flanqué d’une mission de stratégie de développement des infrastructures sportives, d'accueil du public et des entreprises-partenaires.

Le retour de Laporte ?

Mais la greffe ne prend pas. En février, l’ancien sélectionneur du XV de France quitte le club et déclenche la crise. Alain Afflelou annonce alors qu’il arrêtera de sponsoriser le club en fin de saison.

Depuis, l’homme d’affaire a revu sa stratégie et aimerait rester. Il compte également ramener Bernard Laporte dans ses bagages. L’ancien secrétaire d’Etat deviendrait alors conseiller d’un futur président qui pourrait être Michel Cacouault - le porte-voix de la liste Afflelou.

Tout dépendra de l’assemblée générale de ce mercredi. Avec huis clos, isoloirs et huissier à la clé, les actionnaires se prononceront dans une ambiance des plus crispées. Ils seront 87, rien que ça, pour ce vote indécis. Mais plus on est de fous…