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La folie Top 14

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La finale du championnat rugby qui opposera samedi prochain Clermont à Perpignan, au Stade de France, déchaîne déjà toutes les passions. La preuve lors de la distribution des billets.

Nuit de folie à Clermont
Il ne fallait pas avoir peur de la nuit blanche à Clermont. Entre ceux qui n’ont pas fermé l’œil de la nuit, ceux qui se sont relayés pour ne pas perdre leur précieuse place dans la file et ceux qui ont tenté de dormir à même le sol, toutes les solutions étaient bonnes pour décrocher le précieux sésame. Enjeu de la nuit dernière du côté de Marcel-Michelin : une place pour la finale du championnat contre l’USAP.
Comme à Perpignan 9 500 places étaient réservées pour les abonnés. Ces billets n’ont tenu qu’une matinée. Dès 7h30, et alors que la billetterie ouvrait une demi-heure plus tard, il était plusieurs centaines à attendre. Le club annonçait l’ouverture de huit guichets, tous pris d’assaut. « On était là à minuit, confie Samuel en partance pour sa sixième finale. On a dormi une heure par terre. Si on était venu plus tard, on aurait fait la queue quatre heures pour acheter les billets. Je préfère autant venir à minuit, partir à 8h15, faire des jaloux et choisir mes places. »
Cinq cents places de plus ont été délivrées au quota clermontois en fin de journée. Pas de chance pour le grand public à qui Clermont avait dédié l’après-midi de mercredi, ces dernières places ont été cédées dans la soirée. A 17h45, le club annonçait qu'il n'y aurait pas de vente demain.

A Perpignan, la pression monte
Comme à Clermont, les premiers supporters attendaient dès 6 heures du matin, soit trois heures avant l’ouverture des guichets, pour tenter de décrocher un billet pour la finale du championnat. Toute la matinée, plusieurs longues files de supporters faisant le pied de grue ont animé les abords d’Aimé-Giral. Mais contrairement à Clermont, où tous les abonnés étaient invités à retirer un billet dès ce mardi, l’USAP s’est organisée pour éviter l’émeute.
Les abonnés des tribunes Chevalier et Desclaux d’abord, et ceux des tribunes Vaquer et Goutta mercredi avec un seul billet par abonné. C’est seulement jeudi que le grand public pourra acheter des places, mais avec 10 500 abonnés, on ne se fait guère d’illusion, même si comme à Clermont, 500 places de plus ont été délivrées. « Il en restera peut-être demain, témoigne Emilie Tur, responsable de la billetterie. Toujours est-il que ça ne devrait pas être grand-chose. »
Du côté des supporters, on attend 25 000, voire 30 000 Perpignanais au stade. Car si certains se sont rués aux guichets, d’autres passent par des canaux de distribution différents. Sans oublier les invités. Signe de la tension ambiante, les employés ont remarqué que les gens avaient été beaucoup moins agréables que lors de la vente pour les demi-finales. Du côté de l’USAP aussi la pression monte.

La rédaction - P.T., J.T. et W.T.