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Labit : "On s’est fait voler"

Laurent Labit

Laurent Labit - AFP

Le co-entraîneur du Racing, Laurent Labit, estime que l’ « amateurisme » et l’arbitrage « à contre-sens » du Sud-africain Jacob Van Heerden sont responsables de la défaite de son équipe sur la pelouse du Stade Français (23-19), samedi.

Laurent, comment analysez-vous cette défaite ?

On est très très déçus. On ne sait surtout pas quoi dire parce qu’on demande beaucoup à nos joueurs, on travaille beaucoup tout au long de la semaine et tout le monde a vu la physionomie du match avec un gars au milieu (l’arbitre Jacob Van Heerden). Un gars qui était bien habillé, avec des chaussures assorties au maillot, qui a arbitré toute l’après-midi avec le sourire. Il a passé toute la semaine à Paris et il a dû bien visiter, bien se promener. Il s’est bien promené cet après-midi aussi, sauf qu’on était là pour faire un match de rugby de haut niveau, avec deux équipes qui voulaient jouer. Malheureusement, il manquait un ingrédient qui est primordial aujourd’hui dans notre sport. Et ça s’est terminé comme tout le monde l’a vu, c’est-à-dire une parodie, un hold-up. Je pense qu’aujourd’hui, on s’est fait voler.

Que lui reprochez-vous concrètement ?

Pratiquement tout. Sur l’essai d’abord (inscrit par Arias à la 24e minute, ndlr), dont tout le monde a vu que l’arbitre vidéo l’avait refusé et qu’il a pris l’initiative d’accorder quand même. Sur les cartons jaunes aussi (de Le Roux et Van Der Merwe, ndlr). Il y a fait preuve d’amateurisme sur les mêlées, ce qu’on savait déjà. On était prévenus. Il a tout fait à contre-sens. Je pense qu’on a de meilleurs arbitres que lui, même en Fédérale.

Ces paroles pourraient vous causer de nouveaux problèmes avec les instances disciplinaires (il avait été suspendu dix semaines pour « comportement répréhensible » lors du match de barrage du Top 14 contre Toulouse en mai dernier)…

Oui, je sais et j’assume totalement. J’ai vu que les sanctions étaient moins lourdes puisque les entraineurs n’ont pris qu’une semaine (référence à la suspension pour un match dont a écopé son homologue toulousain Guy Novès pour « nervosité », ndlr). J’en étais à dix et j’étais requalifié aujourd’hui normalement. Je ne sais pas ce qu’il s’est passé, on a oublié de m’envoyer ma requalification. En fait, j’ai fait onze matches… Je ne peux pas demander aux joueurs de s’investir comme ils le font tout au long de la semaine pour que ça se termine comme ça parce qu’on méritait la victoire.

la rédaction avec Laurent Depret