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Lapandry, pas si Bleu que ça

Le troisième ligne clermontois Alexandre Lapandry a porté le brassard de capitaine lors de la dernière Coupe du Monde des moins de 20 ans au Japon

Le troisième ligne clermontois Alexandre Lapandry a porté le brassard de capitaine lors de la dernière Coupe du Monde des moins de 20 ans au Japon - -

Samedi face au Stade Français, le jeune et méconnu troisième ligne clermontois aura l’occasion de démontrer pourquoi le sélectionneur, Marc Liévremont, a eu raison de faire appel à lui.

Lorsqu’on cite le nom d’Alexandre Lapandry, les éloges tombent en cascades. « Il court partout, confie son entraîneur à Clermont Vern Cotter. Il occupe bien le terrain et il est également adroit avec le ballon. » En équipe de France, le nouveau terrain de jeu du troisième ligne depuis mercredi dernier et son appel en sélection, le son de cloche est le même. Flatteur. « C’est vraiment le joueur de rupture que l’on avait par le passé en équipe nationale », déclare Didier Retières, le guide des avants du XV tricolore. Si les compliments touchent forcément le bonhomme, ils ne changent rien sa façon de voir les choses. « Cette sélection, je ne m’y attendais pas du tout. C’est une grosse surprise. »

Pas vraiment quand on étudie le CV de ce natif de Paray-le-Monial, une petite commune de Saône-et-Loire. Lapandry est un précoce. A tout juste 20 ans, c’est avec le brassard de capitaine qu’il a guidé l’été dernier les Bleuets lors de la dernière Coupe du monde au Japon. « Il confirme depuis deux ans tout le bien qu'on pense de lui et il sort de grosses performances avec Clermont, avance le sélectionneur Marc Liévremont. Il joue régulièrement et on a estimé que c'était le moment de l'intégrer au groupe. »

« C’est un joueur aérien »

« C’est un joueur aérien longiligne avec un grand rayon d’actions, appuie de son côté Didier Retières. Il excelle dans le rôle de plaqueur-gratteur. » Des qualités qui ne sont pas sans rappeler celles d’un autre jeune élément, lâché dans un passé récent dans le grand bain international. « Il a un peu le profil d'un Fulgence Ouedraogo, concède Marc Liévremont, bon en touche et bon dans les zones plaqueur-plaqué. »

Le Montpelliérain avait su bonifier son passage en sélection pour devenir un cadre incontournable de son club. A Clermont, Lapandry n’en est pas encore là. Avec sept matches dans les pattes (deux de Coupe d’Europe, cinq de Top 14), ce pur produit du centre de formation clermontois partage son temps de jeu avec le titulaire, Alexandre Audebert. Mais Vern Cotter compte sur lui. « Il a une générosité sur le terrain qui fait plaisir à tout le monde. Il fait partie d’une génération qui arrive, qui pousse un peu dans leurs retranchements des éléments comme Julien Bonnaire. La sélection ne lui fera que du bien. Il va pouvoir apprendre des choses, les ramener avec lui. »

Et grandir un peu. Avant cela, Lapandry devra déjà confirmer tout le bien que l’on pense de lui lors du choc face au Stade Français. Les Parisiens sont prévenus. C’est un jeune homme talentueux, déterminé et sans complexe qui se présentera à eux, titulaire ou non.

A.D. avec Julien Teiller (RMC Sport)