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Mc Alister : « Jouer à Toulouse, c’est incroyable ! »

Luke Mc Alister

Luke Mc Alister - -

Grand artisan de la victoire face à Castres en demi-finale, Luke Mc Alister a d’ores et déjà réussi sa première saison à Toulouse. Avec 173 points inscrits en Top 14, l'ex-All Black (30 sélections) s’est adapté à la vitesse grand V.

Dans quel état d’esprit étiez-vous lors de votre arrivée à Toulouse ?

C'était un gros challenge pour moi. La langue, la nourriture, conduire de l'autre côté de la route, tout ça, ça change ! Ca m'a permis de m'ouvrir l'esprit, d'apprendre la culture française, de parler votre langue. C’est dur, je progresse petit à petit. Mais la chose la plus énorme ici, ce sont les supporters. C'est incroyable. De toute ma carrière, je n'ai jamais ressenti un tel soutien.

Avec du recul, ne regrettez-vous pas de ne pas avoir pris part au sacre mondial des Blacks ?

Non, j'avais pris ma décision de venir à Toulouse en avril. Pas de regrets du tout. Je suis très content d'être là. C'est vrai que ça aurait pu être sympa de porter le maillot noir mais les choses étaient réglées, j'avais décidé de partir. Donc je suis très content de mon choix. J'ai fait mon temps avec les Blacks.

Le duel entre vous et Jonny Wilkinson sera-t-il la clé de la finale ?

Ca reposera sur les buteurs. Et j'espère qu'on mettra ces coups de pieds. Mais buter n'est pas facile. C'est pourquoi on bosse sur le terrain durant la semaine.

Sentez-vous l'attente des Toulousains s’intensifier avant cette finale ?

Il y a beaucoup d'attente à Toulouse mais il me semble qu'on se sert de ça de manière positive. On essaye de gagner pour les supporters. C'est une longue saison donc on n'a pas envie de jouer si longtemps pour perdre à la fin.

Etes-vous surpris par la façon dont les Français préparent leurs matches ?

J'avais déjà remarqué ça quand j'avais joué à Sale. Chabal se tapait la tête contre les murs. Moi, je suis plutôt décontracté mais j'essaye de rester moi-même. Mais on doit respecter la préparation de l'autre et être concentré sur son rôle. S’occuper uniquement de sa propre personne

Le dernier kiwi à avoir gagné le Bouclier de Brennus à Toulouse, c'est Byron Kelleher. Si vous êtes sacré champion samedi, ferez-vous comme lui le Haka sur le toit du bus ?

Non, je ne le ferai pas. Pour moi, le Haka est quelque chose de personnel. Byron fait ce qu'il veut mais pour moi, c'est un peu différent. C'est personnel. Je ne souhaite pas que tout le monde le voie.

Etes-vous impatient de disputer la finale ?

Oui, bien sûr. Mais ce que j'aime dans ma carrière à Toulouse, c'est d'être seulement là depuis un an et d'avoir déjà joué tant de gros matchs. Jouer à Toulouse est vraiment incroyable. J'ai vraiment adoré ma première saison. Il y en a encore trois après celle-ci. J'adorerais rester ici. On verra.

C'est votre première finale. Peut-on comparer cet évènement à un autre ?

Jusqu'ici, j’ai joué de gros matchs mais jamais de finales. Donc je ne peux pas comparer avec un autre match. Et je ne veux pas en faire un moment plus important qu'un autre. Pour moi, ce n'est pas un jeu.