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Mohed Altrad: "Je n’ai pas commis de crime"

Mohed Altrad (Montpellier)

Mohed Altrad (Montpellier) - AFP

Sévèrement critiqué par les autres présidents du Top 14 ces dernières semaines, l’homme fort de Montpellier Mohed Altrad s’est exprimé devant la presse dimanche. Le président du MHR se dit déterminé.

Mohed Altrad, une certaine accalmie s’est installée ces derniers jours après plusieurs semaines de polémiques. Est-ce important pour que ce dossier soit traité le plus sereinement possible ?

L’accalmie est là car toutes les cartouches ont été tirées par la presse. On attend le résultat de la commission de l’inspection du ministère des Sports. On verra bien. Moi, je suis dans la sillage de l’affaire Laporte en tant qu’entreprise qui a travaillé avec Bernard Laporte par le passé, mais qui a cherché, en toute bonne foi, à retravailler avec Bernard Laporte lorsqu’il est devenu président de la Fédération. Je ne vois pas le mal. On l’a fait en toute bonne foi. Il n’y a pas de mal sur le plan juridique et légal. Après, on vous explique que c’est sur le plan moral et éthique. C’est quoi la moralité ? C’est la science du bien et du mal. C’est à chacun d’en faire sa définition. Je ne sais pas ce que tout ça veut dire.

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L’antipathie de certains présidents à votre égard est-il un facteur stimulant ? Ou cela vous dérange-t-il ?

Je me suis exprimé à l’égard de ces quelques présidents que je n’ai pas envie de mentionner. Je suis quelqu’un de conciliant et de résistant. Je sais ce que j’ai à faire : un projet à porter. Je vous ai montré depuis sept ans que je cherche à le porter. Je le fais progresser d’une année à l’autre. C’est ça ma préoccupation. J’ai dit ce que j’avais à dire de façon directe ces dernières semaines. Ces mêmes-personne commentent mes paroles et on va les laisser faire.

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Vous sentez-vous isolé ?

Je ne suis pas isolé. J’ai un public, toute une ville derrière moi, une population qui est acquise à ma cause. J’ai une utilité dans mon agglomération. Je joue mon rôle. Isolé par rapport à quoi ? Lorsqu’on est isolé, on est isolé par rapport à quelqu’un qui a une utilité pour vous. Et quelle est l’utilité de tel ou tel président pour moi ? Elle est zéro. Je peux éventuellement m’inspirer de certaines méthodes. Mais j’ai mes méthodes, mes moyens et ma façon de faire. Je poursuis mon truc. Je suis quelqu’un de très déterminé. Comme dit un homme célèbre, tout ça fera pschitt. Ça s’arrêtera. Ça s’est d’ailleurs déjà arrêté car il n’y a plus de cartouches. Je ne vois pas pourquoi ceux qui ont lancé un feu nourri s’arrêteraient. Sinon, ils auraient continué.

Avez-vous été blessé par toutes les attaques ?

J’ai eu des blessures dans ma vie. Vous le savez. Mais elles font partie de la vie. Je n’ai pas de problèmes tant que ça n’est pas mortel. La vie n’est pas quelque chose de tranquille, il y a plein de coups bas ou pas.

Pour vous, la vérité des résultats fera foi ?

Bien sûr que oui. Je peux vous soupçonner de plein de choses, vous critiquer, mettre un point d’interrogation sur votre intégrité, mais ça reste du domaine de l’insignifiant tant que je n’ai pas prouvé quelque chose. On est dans un pays où on ne peut pas être jugé comme je l’ai été et la manière dont Bernard Laporte a été jugé. On verra. Le jugement, même si ce n’est pas un tribunal, sera celui de l’inspection générale (de la Jeunesse et des Sports). Je ne suis poursuivi de rien ! (Rire) Je n’ai pas commis de crime.

JFP avec Julien Landry