RMC Sport

Perpignan : Catalan et fier de l’être

-

- - -

Comme ses cousins barcelonais, le finaliste du Top 14 veille à cultiver et à transmettre ses valeurs et son identité régionales.

Perpignan a longtemps caressé l’idée de jouer un match de Coupe d’Europe au Camp Nou, dans le célèbre stade des footballeurs de Barcelone. Comme pour toucher le mythe que représentent les célèbres "manchots", tous récents champions d’Europe. Signe de l’amitié qu’entretiennent les deux clubs, plusieurs éléments de l’USAP, parmi lesquels Olivier Olibeau et Dan Carter, s’étaient rendus au Camp Nou au début du mois de janvier pour assister à la rencontre du Barça contre l’Atlético Madrid. A cette occasion, Carter en avait même profité pour échanger son maillot avec Thierry Henry.

De là à comparer les deux équipes, il n’y a qu’un pas que refuse de faire Benoît Brazès. « A une époque, le club avait copié la maxime du Barça qui est ‘‘mes que un club’’ (plus qu’un club, ndlr), se souvient l’attaché de presse du club. On l’a enlevée parce qu’on n’est pas ‘‘mes que un club’’. Si c’est pour faire du copier-coller sur le Barça, c’était aller un peu loin. Quand on n’a pas gagné un titre depuis 54 ans et quand on voit ce qu’a gagné le Barça… Pour arriver à ce niveau, il faut gagner des titres, continuer de grandir et s’ouvrir à nos supporters pour devenir le Barça du rugby. »

Si les deux vitrines de trophées sont incomparables, les mentalités des Barcelonais et Perpignanais se rejoignent. Surtout lorsqu’il s’agit de défendre les couleurs catalanes. Schuster, Guirado, Vilaceca, Guiry, Porical ou encore Marty sont là pour y veiller. « On s’accroche beaucoup à ça, explique Nicolas Mas. On y tient. Même les joueurs qui viennent de l’extérieur s’imprègnent de cette ‘‘catalanité’’. C’est ce qui fait notre force. » Et les supporters apprécient. A l’image de Jean-Michel. « Regardez les quatre demi-finales du week-end dernier. Si vous prenez la ligne des trois-quarts de l’USAP, il n’y a qu’un étranger. Ce match contre le Stade Français a été gagné par des Français et une majorité de Catalans. C’est énorme. J’en pleure quand je vois ça. »

P.T. et W.T. (RMC Sport)