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Perpignan l’a mauvaise

Maxime Mermoz

Maxime Mermoz - -

Tenus en échec sur leur terrain par le Racing-Métro 92 (14-14), les Catalans pestent contre un arbitrage jugé trop laxiste. Les Franciliens repartent quant à eux satisfaits des deux points pris.

Bernard Goutta, l’entraîneur catalan, est passé par toutes les émotions ce samedi. D’abord, la satisfaction d’une entame de match réussie lorsque Sid est allé aplatir le ballon dans l’en-but dès la première minute de jeu, suite à un bon travail de Hook (5-0). Puis, le technicien de l’Usap s’est peu à peu crispé lorsque Jonathan Wisniewski a enchaîné les pénalités pour ramener les Racingmen à deux points à la pause (8-6). Pire, c’est tout le Stade Aimé-Giral qui a pris peur lorsque Imhoff, idéalement servi par Wisniewski a inscrit le seul essai francilien de la rencontre (11-14, 62e). Une pénalité de Hook en fin de rencontre (14-14, 71e) permettait toutefois aux locaux d’arracher un précieux match nul.

Malgré les deux points pris, Bernard Goutta avait du mal à digérer ce neuvième match sans victoire lors des dix dernières rencontres. Et avait un coupable tout désigné : Jean-Luc Rebolall, l’arbitre de la rencontre, jugé trop laxiste dans le « money time ». « Je ne comprends pas l’arbitrage, a-t-il lancé. Cela fait quelques matchs que l’on ne peut plus le supporter. Ce n’est plus possible. Il n’y pas d’équilibre. Il y a un double arbitrage entre les équipes du haut et du bas de tableau. Il faut arrêter. »

Olibeau : « On se fait prendre un peu pour des cons »

Même son de cloche chez Olivier Olibeau, le deuxième-ligne catalan. « Peut-être que l’arbitre n’a pas voulu prendre ses responsabilités en fin de match, explique-t-il. On se fait prendre un peu pour des cons. » Si les champions de France 2009 continuent de naviguer dans le bas de tableau (10e), le Racing-Métro reprend la 6e place à Agen, au prix d’un match nul conquis de haute lutte. « Je voudrais rendre hommage à mes joueurs qui ont su aller chercher ce match nul. Il y avait une grande intensité. Pour nous, et pour moi en particulier, c’est une victoire », avoue Pierre Berbizier, l’entraîneur francilien, qui voit ses troupes reprendre peu à peu des couleurs à chaque sortie.