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Racing 92: Nolann Le Garrec, ce garçon plein d’avenir

Le jeune demi de mêlée francilien Nolann Le Garrec a encore impressionné, samedi soir, lors de la victoire à Mayol. Le Breton est promis à un très grand avenir au Racing, où il va s’inscrire sur la durée, comme en équipe de France.

Il a déjà tout d’un grand. Du haut de son 1,75 m et de ses 19 ans, le demi de mêlée Nolann Le Garrec impressionne de match en match. A l’entrainement aussi. Car au Plessis-Robinson, le jeune Breton est promis depuis un moment à un très grand avenir. Il suffit d’évoquer son nom pour que les compliments pleuvent. Henry Chavancy, de quatorze ans son ainé, en a vu passer des talents hors normes. Rarement des comme lui.

"C’est un des meilleurs jeunes de son âge avec qui j’ai eu l’occasion de m’entrainer, avoue le capitaine francilien pour RMC Sport. C’est un joueur qui a énormément de talent, qui est très mature. Il a beaucoup d’avance sur les jeunes de son âge. Il a énormément de qualités physiquement, techniquement et même mentalement. Il a un bel avenir devant lui, même s’il lui reste encore beaucoup de choses à travailler."

A Toulon samedi soir pour la victoire des Racingmen (20-27), il a encore crevé l’écran. Et pas seulement par la qualité de son jeu au pied, sur ses cinq pénalités et sa transformation.

"Nolann fait un bon match du début à la fin, a reconnu le directeur sportif Yannick Nyanga dans les travées de Mayol. Peu de personnes doutent de son talent. Sa grande force c’est qu’il apprend très vite. Je n’ai pas beaucoup vu de joueurs à cet âge-là qui avaient cette maturité. Même si je n’en ai pas vu beaucoup, j’ai vu quelques joueurs avec ce talent qui n’ont pas eu la carrière qu’on leur prédestinait donc il faut l’aider, l’encadrer et l’accompagner."

Au milieu de la constellation de stars, le jeune homme, fils et petits-fils de rugbymen, écoute et apprend. Les autres le protègent, un an seulement après le premier de ses 20 matchs en Top 14.

Chavancy: "Il est peut-être de la trempe de Morgan Parra"

"C’est un grand talent et tout le monde le sait, complète Gaël Fickou. On en parle depuis longtemps mais il faut aussi le laisser tranquille pour qu’il puisse bosser dans des bonnes conditions sans trop de pression car il est encore très jeune. Il nous apporte beaucoup d’efficacité et de belles choses sur le terrain." L’histoire ne fait que commencer.

"C’est la priorité", dit-on au Racing. Selon nos informations, il va rempiler pour trois ans. Son manager Laurent Travers entend l’installer sur la durée. Avant de viser plus haut ? Certains l’imaginent comme la sensation de la liste pour la Coupe du monde 2023, l’OVNI que pourrait sélectionner Fabien Galthié d’ici là. Et même dès les mois à venir ? Le staff des Bleus le suit.

"Je le vois en équipe de France, et même peut-être plus tôt qu’on ne le pense, si, encore une fois, il continue à travailler et qu’il ne se croit pas arrivé, selon Henry Chavancy. C’est le danger avec ces joueurs qui ont énormément de qualité et qui survolent les catégories de jeunes. Il est peut-être de la trempe de Morgan Parra, de ma génération. Si comme l’a fait Morgan il continue à travailler dur, j’espère qu’il aura la même carrière que lui."

Le comparer à Parra, lui aussi modèle de précocité avant de porter 71 fois le maillot des Bleus, n’est pas anodin. Peut-être lourd à porter aussi. Mais Le Garrec n’est visiblement pas du genre à se prendre la tête. Clin d’œil du destin, les deux numéros 9 seront bientôt réunis. Parra sera le capitaine des Barbarians contre les Tonga, le 13 novembre à Lyon. Le Garrec sa doublure. Pour un passage de flambeau ?

Jean-François Paturaud