RMC Sport

Stade Français, l’espoir existe

Bernard Laporte et Max Guazzini

Bernard Laporte et Max Guazzini - -

Un pool d’investisseurs français pourrait venir au secours du Stade Français, menacé de rétrogradation administrative depuis la mise à jour de l’escroquerie de la vrai-fausse reprise par des fonds canadiens. Pour le moment, aucun engagement concret n’a été pris mais l’espoir existe.

Depuis lundi et la révélation de l’escroquerie par les vrais-faux repreneurs de la FACEM, chaque minute est précieuse pour le Stade Français. Le club est engagé dans une course-contre-la-montre pour réunir les 6,5 millions d’euros qu’il faudra présenter ce lundi à la DNACG pour le maintien en Top 14. En coulisses, les choses bougent. Lentement mais surement. Les dirigeants conservent un espoir de sauver le club parisien en trouvant des repreneurs. Une unique solution viable a émergé avec la constitution d’un pool d'investisseurs français, initiée il y a quatre mois par Richard Pool-Jones et réactivée le week-end dernier lorsque l'escroquerie a été mise au jour.

Serge Kampf, fondateur de Cap Gemini et partenaire principal du Biarritz Olympique, accompagné d’autres entreprises, forment le noyau de ce groupe. L’une d'entre elles devrait être majoritaire et prendrait ainsi le contrôle du club. Le groupe, dont l’identité n’a pas filtré, est actuellement en position de force, vu la situation du club, et négocie âprement. Richard Pool-Jones, ancien joueur du club, espère lever entre neuf et dix millions d’euros. Mais rien n’est sur encore. Pour le moment, les négociations trainent en longueur. Selon l’entourage du club, les décisions évoluent à chaque instant.

Un proche du dossier : «Si ce plan tombe à l'eau, on est mort »

Le flou règne encore sur la concrétisation de ce plan de sauvetage. D’autant qu’un autre problème de taille se profile. Le club se rend compte qu'il sera très difficile d'alléger l'effectif et donc de baisser la masse salariale. Le Stade Français doit boucler un budget prévisionnel de 22 millions d'euros pour être viable l'année prochaine, une des conditions demandées par la DNACG. Ce budget n'inclut pas que l'argent frais qui serait amené par les nouveaux entrants, mais aussi la billetterie, sponsoring ou encore les produits dérivés. Le club parisien doit donc présenter un nouveau budget pour la saison 2011-2012 puisque celui présenté précédemment n'est plus valable depuis la mise à jour de la supercherie. Il reste du pain sur la planche pour sauver le soldat Stade Français. Mais il s’agit de la dernière porte de sortie. «Si ce plan tombe à l'eau, on est mort », glisse un proche du dossier.