RMC Sport

Top 14 : Laporte libéré… provisoirement

Bernard Laporte, l'entraîneur de Toulon

Bernard Laporte, l'entraîneur de Toulon - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

Bernard Laporte sera libre d’entraîner Toulon comme il l’entend ce samedi face à Toulouse (20h45), au Vélodrome. Le CNOSF a nommé deux conciliateurs dans l’affaire de ses déclarations envers un arbitre et sa sanction est suspendue.

Le bon timing. A quelques heures de l’un des matchs les plus importants de la saison pour le RCT en Top 14, ce samedi au Stade Vélodrome de Marseille contre Toulouse (20h45), Bernard Laporte ne sera pas privé d’une communication et d’un contact direct avec ses joueurs. Le CNOSF, saisi par le manager varois et son club, a décidé de nommer deux conciliateurs dans l’affaire de ses déclarations envers Laurent Cardona, l’arbitre de Toulon-Grenoble le 4 janvier dernier (21-22). La suspension de 16 semaines infligées à l’ancien sélectionneur du XV de France est donc… suspendue.

« Deux conciliateurs ont été désignés : maître Philippe Missika, avocat, et Daniel Farge, conseiller honoraire à la cour de Cassation, a indiqué à l'AFP Me Paul Mauriac, avocat de Bernard Laporte. Nous avons reçu une convocation pour une réunion de conciliation le 3 avril à 15H00. Bernard Laporte recouvre toute liberté de manœuvre, mais je ne sais pas ce qu'il va faire. » Initialement fixée jusqu’au 13 mai, la suspension de l’entraîneur du RCT avait été alourdie la semaine dernière en appel pour durer jusqu’au 3 juin. Une prolongation qui couvre les éventuelles participations de Toulon aux finales de la H Cup (24 mai) et/ou du Top 14 (31 mai).

Mourad Boudjellal a écrit à François Hollande

Bernard Laporte avait également l’interdiction « d’entrer ou tenter d'entrer en communication de quelque manière que ce soit avec les officiels ou avec les joueurs ou l'encadrement sportif ». Une disposition contournée vendredi dernier à Clermont, le Toulonnais Alexis Palisson confiant avoir vu l’un de ses coéquipiers au téléphone avec leur coach à la mi-temps. Cette mesure avait provoqué la colère de Mourad Boudjellal, le président du RCT, qui a même écrit au président de la République « pour lui demander s'il est concevable dans un pays comme la France d'interdire à quelqu'un de communiquer ». La réunion de conciliation aura lieu jeudi prochain. Si un accord est trouvé, Bernard Laporte sera peut-être alors véritablement libéré.

La rédaction