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Top 14 : le Racing à l'attaque

Laurent Travers, le co-entraîneur du Racing, et Maxime Machenaud, le demi de mêlée

Laurent Travers, le co-entraîneur du Racing, et Maxime Machenaud, le demi de mêlée - -

Barragiste la saison dernière, le Racing-Métro se pose cette année en sérieux candidat au titre de champion de France. Avec l’arrivée du duo Labit-Travers et un recrutement XXL, les ambitions sont clairement affichées.

On les avait quittés euphoriques, enlacés sur la pelouse du Stade de France après le sacre surprise de Castres, le 1er juin dernier contre Toulon (19-14). Désormais, ce n’est plus le survêtement du CO que Laurent Labit et Laurent Travers portent. Mais les deux entraîneurs rêvent de goûter de nouveau aux joies d’un titre. Cette fois-ci avec le Racing-Métro, qui débute son Top 14 ce samedi contre Brive… à La Rochelle (18h30). Arrivé pour succéder à Gonzalo Quesada, parti au Stade Français, le duo de Laurent a des ambitions en adéquation avec celles du club francilien, c’est-à-dire très élevées. Leur réussite de la saison dernière laisse d’ailleurs espérer des jours enfin heureux pour le Racing.

« Le Bouclier, c’est du passé, tempère toutefois Laurent Travers. S’il n’y a pas de remise en question, si on pense que c’est acquis, on a tendance à trébucher et à se relâcher. Ce n’est pas du tout le cas. On a cette envie de rentrer dans le vif du sujet mais on est conscient que la concurrence est rude. L’ambition n’empêche pas le réalisme. On sait que ça peut prendre un peu de temps, mais on n’ira pas se chercher d’excuses. » Eliminés par Toulouse en barrages la saison passée (33-19), les Racingmen ont la ferme intention de gravir encore deux marches pour disputer la première finale de leur histoire au Stade de France et remporter leur premier titre depuis 1990.

Sexton en tête d'affiche

En jetant un coup d’œil au tableau des arrivées, difficile de ne pas placer les Franciliens comme des favoris légitimes au titre de champion. Avec un savant mélange de joueurs rompus aux joutes du Top 14 (Andreu, Lapeyre, Lauret, Planté) et des internationaux étrangers (Kruger, Lydiate, Roberts, Tonga'uiha, Mujati), le recrutement paraît cohérent et a de quoi faire saliver. Et comme si cela ne suffisait pas, le talentueux ouvreur international irlandais Jonathan Sexton a débarqué en provenance du Leinster.

« Ils affichent leurs ambitions. Pour moi, c’est la plus grosse écurie cette saison en quantité et en qualité », lance Bernard Laporte, le manager toulonnais. « Toutes les équipes ont besoin de joueurs de talent ou de tueurs pour qu’ils aident à gagner des matchs. Mais ils ne pourront mettre en application leur talent que si le collectif fonctionne, analyse toutefois Travers. Le président (Jacky Lorenzetti, ndlr) a dit qu’on entrait dans une période de conquête, mais cette conquête peut être sur un, deux ou trois ans. Tout ne se construit pas en trois jours. Il y aura du déchet. Plus petit il sera, mieux ça ira. » Avec un recrutement très haut de gamme au niveau du staff et de l’effectif, le Racing a minimisé les risques.

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Alexandre Alain avec Laurent Depret