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Top 14: Toulouse en pole pour recruter Melvyn Jaminet

Révélation de la tournée du XV de France en Australie cet été, Melvyn Jaminet (22 ans, 3 sélections) attise les convoitises. Le Stade Toulousain est aujourd’hui le mieux placé pour recruter l’arrière de Perpignan.

Son nom circule un peu partout. Associé à des rumeurs plus ou moins fondées. Melvyn Jaminet est bien l’un des grands animateurs du marché des mutations. L’arrière de Perpignan n’a joué pourtant qu’un seul et unique match de Top 14, la semaine dernière lors de la victoire à domicile contre Biarritz. Révélation de la tournée estivale des Bleus en Australie pour ses débuts internationaux, le joueur et buteur de 22 ans a clairement changé de statut.

Jaminet est sous contrat jusqu’en 2024. Selon plusieurs sources, un départ apparait cependant de plus en plus inéluctable en fin de saison. Les plus grosses écuries s’intéressent à lui. Toutes savent que le Catalan bénéficie d’une clause de sortie, moyennant une grosse indemnité de plusieurs centaines de milliers d’euros pour racheter ses deux dernières années de contrat. Certaines ont tenté leur chance, souvent sans succès, à l’image de Montpellier, ces dernières semaines. D’autres ont en revanche avancé leurs pions. A l’heure actuelle, c’est bien le Stade Toulousain qui tient la corde dans ce dossier. Des discussions avancées se poursuivent en coulisses. Avec l’accord de son club, Jaminet a d’ailleurs rencontré le manager Ugo Mola et le président Didier Lacroix.

Un intérêt réciproque avec Toulouse

Le champion de France et d’Europe en titre, où Maxime Médard est en fin de contrat, en a fait l’une de ses priorités. Le club présidé par Didier Lacroix, également sur les rangs pour le Lyonnais Pierre-Louis Barassi, le Montpelliérain Arthur Vincent et le Rochelais Arthur Retière, tous les trois en fin de contrat, pourrait frapper très fort. "Si tout va bien, Toulouse aura une équipe incroyable", selon un proche du dossier. Jaminet, désireux d’intégrer une formation du Top 6, est bien intéressé par le défi toulousain. Et c’est réciproque.

Sportivement, le challenge lui plaît. Financièrement, il pourrait sans doute toucher davantage ailleurs mais le meilleur argument mis en avant par le club de la Ville Rose est, une fois encore, sa capacité à gagner des titres. Toulouse n’est pas seul cependant. Le Racing 92, autre candidat au Brennus, pourrait se positionner sur le dossier. Jaminet, potentiellement capable de faire des ravages sur la pelouse hybride de Paris La Défense Arena, serait alors chargé de pallier le possible départ de Kurtley Beale, en fin de contrat. L’avenir de l’Australien aux 92 sélections est encore incertain mais il pourrait finalement rempiler à la baisse. Rien n’est donc encore finalisé même si le Perpignanais penche pour Toulouse.

Les discussions pourraient s’accélérer rapidement. Chacun voulait être fixé assez tôt. À Perpignan, on suit forcément avec attention l’intérêt des prétendants. "Mais à l’heure actuelle, rien n’est fait et aucune décision n’est prise", nous a fermement indiqué, dimanche, le président de catalan François Rivière. Jaminet, "bien concentré sur sa saison" selon un proche de l’USAP, entend garder la tête froide pour permettre à son club de briller pour assurer son maintien. Et ce dès samedi contre Toulon à Aimé-Giral.

Jean-François Paturaud