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Toulon-Racing 92: Collazo salue "la volonté collective" de son équipe

Inquiétant depuis le début de saison, Toulon a réussi à se relancer en s'imposant dimanche face au Racing (32-29), malgré une frayeur en fin de match. Soulagé, Patrice Collazo, le manager toulonnais, prévient toutefois que son équipe est "encore un peu en convalescence".

Toulon s’est rassuré à Mayol. Après deux défaites de rang, à Bordeaux-Bègles (34-12) et face au LOU (20-6), le RCT a dominé dimanche le Racing 92 (32-29) lors de la quatrième journée du Top 14. Une victoire qui lui permet de grimper à la sixième place. "Aujourd’hui, l’équipe avait une telle volonté collective, une volonté individuelle de bien faire. On a vu une défense solide, on a vu une équipe solidaire et surtout on a vu un public derrière l’équipe. C’est ça qui est très important aujourd’hui. Maintenant, je veux qu’on prenne confiance, que le groupe prenne confiance en lui", a souligné après la rencontre Patrice Collazo, le manager toulonnais, qui a toutefois eu "une frayeur sur la fin".

Après le carton jaune adressé au troisième ligne Stéphane Onambélé, les Racingmen ont effectivement enchaîné les mêlées dans les cinq mètres varois. Ils ont fini par trouver la faille grâce à leur troisième ligne Yoan Tanga Mangene et sont revenus à dix points, à dix minutes de la fin.

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"On est absent dans l'intensité", fulmine Travers

"On a donné trois essais en étant inattentifs mais sur le reste du match, on a été en place. On a vu le public derrière et c'est très important. On prend des essais qui nous plombent mentalement. On est encore un peu en convalescence. On avait dit avant le match que le plus important c'est de gagner. En défense, on les a fait reculer et on a sécurisé notre domination par les points par Anthony (Belleau), qui fait une 100 % aujourd'hui et ça nous fait du bien", a précisé Collazo.

De son côté, Laurent Travers, l’entraîneur du Racing, s’est montré agacé par le réveil tardif de son équipe. "On peut avoir des regrets. Si vous jouez que trente minutes sur quatre-vingts, c'est difficile de gagner un match à l'extérieur. Quand on regarde nos quarante premières minutes, on est absents du combat. On est absent dans l'intensité, absent de tout. A un moment, on s'est mis à jouer au rugby. Il y a eu une prise de conscience à la mi-temps", a-t-il souligné.

"Quand on veut avancer et avoir les ballons, à partir de là vous changez la physionomie du match. On a passé quarante minutes en pensant qu'à défendre et à laisser le ballon à Toulon. Quand on ne fait que défendre, forcément on se met à la faute", a-t-il appuyé. Le Racing, pointé à la dixième place du classement, tentera de se relancer le 28 septembre face au LOU, alors que Toulon ira à Brive.

RR avec FGe