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Un choc au rabais ?

Sébastien Chabal

Sébastien Chabal - -

La rencontre entre le Racing-Métro 92 et le Stade Toulousain, cet après-midi au Stade de France (16h15), constitue le choc de la 16e journée du Top 14. Mais entre un engouement relatif du public et l’absence de nombreux internationaux, l’affiche a perdu de sa saveur.

Tout est réuni pour un grand spectacle. Le plus grand stade de l’Hexagone, le champion de France en titre, un prétendant à la Coupe d’Europe,… Pourtant, malgré ce tableau idyllique, l’affiche de cette 16e journée a déjà perdu de sa saveur, avant même le coup d’envoi. Alors que le Stade Français fait quasiment le plein toutes les fois qu’il délocalise ses rencontres au Stade de France, le Racing-Métro 92 ne suscite pas le même engouement auprès du public. Avec environ 50 000 spectateurs attendus (voire moins), l’enceinte de Saint-Denis, qui peut en accueillir 80 000, va sonner un peu creux.

Il faut dire que sur la pelouse, beaucoup de grands noms devraient manquer à l’appel, notamment du côté du Stade Toulousain. Pas moins de onze joueurs de Guy Novès ont été réquisitionnés cette semaine par Philippe Saint-André pour le stage de l’équipe de France. Des absences qui ont fortement handicapé le staff toulousain pour préparer ce déplacement en Ile-de-France. « Yannick Bru (l’entraîneur des avants toulousains et du XV de France, ndlr) avait bossé en amont, il avait fait un bon travail, notamment sur l’implication des joueurs restants, particulièrement les cadres de l’équipe, confie Guy Novès. Ce ne sont pas des conditions idéales, mais on le sait depuis le début de la saison. Aujourd’hui, on y est, et on y va. »

Chabal : « On ne regarde pas trop l’adversaire »

Si les Toulousains, leaders du Top 14, n’arrivent pas dans les meilleures conditions même s’ils peuvent se permettre un faux pas, l’enjeu est en revanche tout autre du côté des Franciliens, 6es et à la lutte pour les places qualificatives des phases finales. Et à l’image de Sébastien Chabal, les Racingmen se méfient des champions de France en titre, même diminués. « Je crois qu’il y a beaucoup de clubs qui aimeraient avoir la deuxième équipe de Guy Novès, lance l’international tricolore. On ne regarde pas trop l’adversaire mais plutôt nous. Aujourd’hui, les matchs, on les perd seuls, sur des petites choses que l’on ne fait pas correctement. »

Alors que le match de la saison dernière a été considéré comme le plus beau de l’exercice 2010-2011, avec une étincelante victoire des Franciliens (43-21), celui de cette année pourrait donc bien ne pas être du même acabit. « L’équipe du Stade Toulousain ne donnera pas un piètre spectacle au Stade de France », prévient toutefois Guy Novès. De quoi donner un peu d’espoir aux 50 000 personnes qui garniront les travées de l’enceinte dionysienne.