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Un Urdapilleta de gala, le cauchemar de Pienaar… les tops et les flops de Montpellier-Castres

Le Castres Olympique s’est adjugé le titre de champion de France de Top 14 ce samedi en dominant Montpellier (29-13) au Stade de France. Emmené par un Urdapilleta sur un nuage, le CO a vite pris les devants sans jamais lâché face à un MHR méconnaissable et bien trop fébrile.

TOPS

Urdapilleta en mode gala

Totalement décomplexés, les Castrais ont réussi à faire déjouer Montpellier d’entrée. Bien plus conquérants, les joueurs de Christophe Urios ont également profité de chaque erreur adverse pour faire gonfler le score. Avec un Urdapilleta de gala au pied, élu homme du match, le CO a vite pris les devants, avant de s’envoler. Un froid réalisme parfait dans une finale. Seule petite ombre au tableau pour chipoter, un drop raté par l'Argentin à l’heure de jeu, alors que Castres évoluait à 14 contre 15. Un échec finalement anecdotique, et largement pardonnable vu sa vista montrée tout au long de la rencontre, bien aidé également en charnière par un Kockott au rendez-vous.

La troisième ligne de Castres

On les attendait au tournant face à la puissance montpelliéraine. Et ils ont répondu présents! La troisième ligne du CO formée par un énorme Babillot, Tulou et Jelonch a symbolisé la solidarité castraise pour résister dans les temps forts adverses, et faire basculer le sort de la rencontre. Juste avant l’essai libérateur de Mafi (77e), la hargne des hommes d’Urios avait endigué par deux fois les Héraultais impuissants sur des ballons portés dans les 22. L'un des moments importants de cette rencontre, avant ce contre magnifique de 80 mètres, conclu par Mafi afin de valider le 5e titre de champion de France des Tarnais.

FLOPS

La grande fébrilité montpelliéraine, Pienaar passe à côté

Dominateur en Top 14 et lors des demi-finales conte le LOU (40-14), le MHR semblait submergé par la pression de cette finale en première période. A l’image du buteur Pienaar, fébrile lors de sa première pénalité complètement dévissée (4e). En plein doute, le numéro 9 fut le symbole des errances héraultaises, et a emmené dans son sillage Steyn et Mogg, eux aussi trop imprécis. Des fautes individuelles, mais aussi collectives. Juste avant le repos, l’erreur grossière des hommes de Vern Cotter en touche, sortant directement le ballon derrière l’en-but sur une déviation ratée, amenait l’essai castrais (39e). Après le repos, il y a eu du mieux, c’est vrai. Mais encore une fois, Pienaar ne parvenait pas à se montrer efficace face aux poteaux sur pénalité (66e). Une soirée cauchemardesque et à oublier pour le Sud-Africain…

Toujours pas de Brennus pour le MHR

Encore raté ! Dans une finale inédite, le MHR n’a pas su tirer son épingle du jeu et passe encore à côté du Brennus. Le club héraultais était pourtant le grand favori sur le papier contre Castres. Si le palmarès montpelliérain est garni d’un Bouclier européen en 2004 et d’une Challenge Cup en 2016, les hommes d’Altrad ne sont toujours pas souverains sur la scène nationale après une deuxième place en 2011, et des échecs en demi-finales en 2014 et en 2016 en Top 14.

D.W