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Wilkinson, l’arme fatale

Jonny Wilkinson, l'arme fatale de Toulon

Jonny Wilkinson, l'arme fatale de Toulon - -

Toulon comptera encore une fois sur son demi d’ouverture, l’Anglais Jonny Wilkinson, contre Castres, en finale du Top 14, samedi au Stade de France. Face au talisman du RCT, les Tarnais sont partagés entre méfiance et admiration.

La « Wilko dépendance » opère aussi en dehors du Rugby Club Toulonnais. L’Anglais, auteur à 34 ans d’une fin de saison époustouflante, renverse aussi ses adversaires. Contre Toulouse (24-9) en demi-finale du Top 14, c’est 14 points sur 24. Contre Clermont (16-15) en finale de Coupe d’Europe, c’est 11 points sur 16. Le champion du monde 2003 résume ça par « faire le boulot ». Certes, mais comme nul autre. « Il a ce truc en plus », savoure Bernard Laporte, manager du RCT, qui parle, avec sa faconde gaillacoise, du « Messi de Toulon ». Et dire que Jonny Wilkinson songeait cet hiver à raccrocher, fragilisé par une Coupe du monde 2011 en demi-teinte.

Face à Castres, ce samedi au Stade de France, Wilko aura encore l’occasion de mettre sa botte et sa science du jeu au service du club varois. Son vis-à-vis du CO, Rémi Talès, en est conscient. « Jonny Wilkinson les fait avancer et gère très bien les temps faibles. » Les Tarnais vont essayer d’éviter les points de contact toulonnais, qui aspirent l’adversaire, et permettent à l’ancien joueur de Newcastle d’ajuster son tir. « C’est surtout s’il tape que ça risque d’être difficile », prévient l’arrière international Marc Andreu. A Castres, on a passé et repassé le métronome britannique à la vidéo.

Labit : « Côtoyer (Wilkinson) fait gagner du temps à tout le monde »

Bête des phases finales, le chouchou de Mayol est tellement au-dessus de la mêlée qu’il parvient même à mettre ses adversaires dans sa poche. Non content d’être un joueur redouté, l’homme fait l’unanimité autour de lui. « C’est une grande chance de l’avoir comme adversaire, c’est un gentleman, c’est la grande classe, déclare un Laurent Labit, coach castrais, dithyrambique. On sent qu’il dégage quelque chose d’extraordinaire. Côtoyer quelqu’un comme ça, je pense que ça fait gagner du temps à tout le monde. » Hommage.
En attendant, Castres devra, pendant 80 minutes, laisser les compliments au vestiaire, et pour plagier Jean-Pierre Elissalde, mettre le « joueur qui éclaire » sous l’éteignoir. 

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Louis Chenaille (avec L.D.)