RMC Sport

Clerc : « Je me sens bien »

Vincent Clerc, l'homme en forme du XV de France

Vincent Clerc, l'homme en forme du XV de France - -

Face à l’Angleterre, samedi, au stade de France, le XV de France pourra compter sur Vincent Clerc, l’homme en forme de ce début de tournoi.

Vincent Clerc, en quoi un France-Angleterre est-il particulier ?
Pour moi, il n’y a rien de particulier. Ca reste un match international. La seule chose particulière, c’est qu’ils nous ont battus lors de nos deux dernières demi-finales de la Coupe du Monde. Ca en fait donc un ennemi. Mais on ne fait pas de fixation sur cette rencontre. On a juste envie de les battre pour être dans la continuité de notre début de tournoi.

Quel souvenir gardez-vous de la demi-finale de Coupe du Monde 2007 ?
Je n’ai jamais revu le match. Il me semble qu’on a trois ou quatre occasions pour tuer le match. Je revois ma cuillère, je revois Sébastien Chabal à 50cm de la ligne, je vois le drop de Fred (Michalak). Nous en avons quand même eu des occasions ! Le problème, c’est que nous n’avons pas su les concrétiser. Cela avait permis aux anglais de rester dans le match. Malgré la défaite, on avait quand même réussi un match intéressant.

Vous attendez-vous à être bombardés par le jeu au pied des Anglais ?
Oui, c’est probable. Du coup, on s’est entraîné à faire des réceptions de chandelle. Mais c’est le jeu de l’Angleterre, ils aiment souvent mettre la pression au pied. Le jeu au pied est une arme mais c’est aussi, des fois, rendre le ballon à l’adversaire. Ca fait donc des ballons à relancer. Il faudra être bien organisés à la réception, être solidaires. Tant mieux s’ils nous le rendent le plus vite possible, ça nous évitera de subir en défense.

Personnellement, tout se passe pour le mieux depuis le début de ce tournoi…
C’est vrai que je me sens bien sur et en dehors du terrain. C’est très plaisant de jouer dans un groupe ambitieux. La réussite est en plus avec moi. Maintenant, je reste dans ma bulle. Ce n’est pas le moment de se disperser, même si tout ce qui est dit sur moi est très flatteur. Il faut en profiter à petit dose.

Comment vivez-vous cette notoriété grandissante ?
Très bien puisque je n’y suis pas confronté tous les jours. On est quand même à l’écart de tout à Marcoussis. Et puis il ne faut pas exagérer, je ne suis pas non plus assailli. Ce n’est pas la folie. Le tout est de trouver des créneaux pour répondre aux sollicitations et de ne pas se disperser. Mais tout ce qui m’arrive est quand même flatteur.

La rédaction - Laurent Depret