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Dupuy, le deuxième acte

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Convié à rejoindre Marcoussis après le forfait de Yachvili, le demi de mêlée retrouve l’équipe de France trois ans après sa dernière sélection. Parra titularisé, il s’installera sur le banc samedi (21h) face à l’Italie. Une belle occasion pour le Parisien de relancer un mariage bleu jamais vraiment consommé.

Son réveil matinal ce jeudi, Julien Dupuy le doit à un lumbago. Le tour de rein dont souffre Dimitri Yachvili a obligé le Biarrot à renoncer à disputer la 2e journée du tournoi des 6 Nations face à l’Italie samedi (21h). Pour remplacer son demi de mêlée, Philippe Saint-André a immédiatement pensé au joueur du Stade Français Julien Dupuy. « Le choix nous est apparu évident au vu de son expérience internationale et de son début de saison avec le Stade Français », a ainsi justifié le coach tricolore. Yachvili-Dupuy, le chassé-croisé entre ces deux-là dure depuis des années.

A 28 ans, Dupuy affiche six sélections au compteur. Toutes en 2009 face à des nations de l’hémisphère sud. Brillant lors d’une victoire contre l’Afrique du sud (20-13) en novembre, il semblait avoir signé un long bail avec la sélection. Et puis vint l’affaire de la « fourchette » assenée à un joueur de l’Ulster en décembre 2009. Pour ce geste, Dupuy écopera d’une suspension de six mois. Et c’est Yachvili, l’homme qui le barrait à Biarritz, qui reprendra les commandes des Bleus.

Lièvremont : « Un gentil branleur »

Au sortir de cette longue parenthèse, Marc Lièvremont sera le premier à le remettre sur le terrain en le sélectionnant avec l’équipe de France A. Las, Dupuy, hors de forme, ne convainc pas. Le joueur au fort tempérament, s’est parfois trompé de priorité, provoquant ce commentaire de Lièvremont : « Je connais bien Julien. Je trouve chez lui, comme une forme de décontraction, je le qualifie de ‘gentil branleur’ (sic). »

Parfois tancé pour son comportement, nul ne discute les qualités d’un joueur heureux de profiter de cette nouvelle chance en bleu. « C’est plutôt cool. Il y a une bonne ambiance, ça a été assez facile de prendre ses marques, raconte Dupuy. Saint-André m’avait dit que ma chance viendrait en continuant à bosser. » S’il entre sur la pelouse samedi, Dupuy ira à l’essentiel. Sans se prendre la tête.