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France-Irlande : pour retrouver la foi

Mathieu Bastareaud

Mathieu Bastareaud - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

Inquiétant malgré ses trois victoires en quatre matchs dans le Tournoi des VI Nations, le XV de France le referme ce samedi face à l’Irlande à Saint-Denis (18h). Avec un tout petit espoir de victoire finale et surtout le besoin de chasser les doutes.

Encore 18 mois de patience. Le 19 septembre 2015, le XV de France débutera la Coupe du monde contre l’Italie à Twickenham et la longue préparation dont il bénéficiera offre le petit espoir d’une compétitivité accrue par rapport à ses standards... Car les 24 mois qui viennent de s’écouler ne laissent par contre que peu de chances de s’enthousiasmer ce samedi (18h) au Stade de France pour l’ultime rencontre du Tournoi des VI Nations, promise à l’Irlande le jour de la retraite de la légende Brian O’Driscoll.

Des Verts qui séduisent, des Bleus qui luttent. Les deux équipes ont le même bilan (trois victoires, une défaite), mais une confiance si différente que le Tournoi doit finir dans les mains irlandaises pour la première fois depuis 2009 et échapper encore aux Français, comme depuis 2010. La faute à ce succès tricolore en Ecosse le week-end dernier (17-19), qui a eu l’effet déchirant pour la famille du rugby d’un vol avec effraction commis par le fils préféré.

« Si j’y crois contre l’Irlande ? Non, je n’y crois pas, souffle Vincent Moscato. Devant, on est très faible. J’ai bien peur qu’on soit tombé profondément bas. » Instabilité, jeu restrictif, génération creuse… Philippe Saint-André n’affiche que 44% de victoires (11 sur 25 matchs) depuis sa prise de commandes, en 2012. Il annonce, une énième fois, une copie convaincante. « Les joueurs sont prêts, mentalement et physiquement, pour livrer une grande bataille. »

L'exemple de l'Angleterre

« On veut tous faire un gros match, promet également son capitaine, Pascal Papé. Finir ce Tournoi avec une victoire, c’est vraiment notre objectif. » Cette victoire ferait-elle tout oublier ? Il faudrait que la manière impressionne… Et les Bleus de PSA ne semblent pas capables d’autre chose que d’arracher les lauriers sans véritablement les mériter. « Je me raccroche au match contre l’Angleterre, qu’on a gagné avec les tripes (26-24), explique Denis Charvet. Neuf fois sur dix, on doit le perdre, ce match-là. On a eu l’orgueil, donc c’est possible. »

La titularisation de Gaël Fickou, les retours de Louis Picamoles, Rémi Talès et Dimitri Szarzewski donneront-ils un nouveau souffle aux Bleus ? Inviteront-ils à échanger la sinistrose de l’analyse contre l’autorisation d’un lendemain rêveur ? « Je souhaite que l’équipe de France fasse un match fabuleux, qu’on gomme toutes nos approximations et qu’on puisse être fier de notre rugby, confie Vincent Moscato. Mais si j’avais des sous à mettre, je ne les mettrais pas sur l’équipe de France. Et pourtant, je suis patriote ! » Les 23 Bleus ont 80 minutes pour faire avoir des regrets à tous ceux qui auraient misé sur le Trèfle.

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La rédaction