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Le talent de Fickou, la classe de Picamoles, mais encore de la maladresse… : le débrief d’Italie-France

Louis Picamoles

Louis Picamoles - AFP

Deux semaines après sa défaite en Irlande (19-9), le XV de France a bien réagi en allant s’imposer en Italie (40-18), avec le bonus offensif, ce samedi. Malmenés en début de rencontre, les hommes de Guy Novès ont fait craquer leurs adversaires grâce notamment au talent de Gaël Fickou et de Louis Picamoles.

Parisse a semé le doute

Comme souvent, l’Italie a commencé son match sur les chapeaux de roue. Entreprenants, libérés, les Transalpins ont vite été récompensés par un essai de leur capitaine Sergio Parisse (5-0, 3e). Pour sa 125e sélection, le troisième-ligne du Stade Français a parfaitement pris l’intervalle et a échappé au plaquage de Rémi Lamerat pour placer les siens sur orbite. Auteur aussi de gestes de grande classe.

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L’étincelle Fickou

Le centre toulousain a été le Français le plus en vue ce samedi à Rome. En jambes, il a été à l’origine des plus belles actions tricolores. Son instinct et ses jambes de feu ont souvent créé l’étincelle, dans un XV de France pas très emballant. Bien servi par Camille Lopez, c’est lui qui inscrit le premier essai de son équipe après une feinte de passe d’école (11-8, 21e). Son sixième au niveau international. Virimi Vakatawa a gâché une autre superbe percée de Fickou (45e).

La fiabilité de Lopez

Pas à son aise il y a deux semaines en Irlande (19-9), Camille Lopez a rectifié le tir. Face à une équipe, certes, bien inférieure au XV du Trèfle, l’ouvreur tricolore a rendu une belle copie. Très sûr au pied, avec un 100% (8/8), il a en plus été à l’origine de deux essais. C’est lui qui sert Fickou sur le premier, puis il est impliqué sur celui de Vakatawa. Vraiment intéressant, à l’image de Baptiste Serin, son coéquipier de la charnière.

Picamoles, décisif en attaque comme en défense

Louis Picamoles est l’homme-fort de ce XV de France. Il l’a encore prouvé ce samedi, en étant décisif des deux côtés du terrain. A la 57e minute, il empêche, avec l’aide de Brice Dulin, les Italiens d’inscrire leur deuxième essai en plaçant ses bras sous le ballon que Bronzini voulait aplatir dans l’en-but. Dix minutes plus tard, le joueur de Northampton, élu homme du match lors de la défaite en Angleterre (19-16), marque le troisième essai des Bleus (31-11). Enorme.

De la maladresse, encore et toujours

Les hommes de Guy Novès n’ont donc pas décidé de changer leurs habitudes. Même les mauvaises. Comme depuis le début du Tournoi, les Bleus ont encore fait preuve d’une maladresse qui anéantit leurs belles intentions. Exemple avec cette action à plusieurs temps de jeu, conclue par une faute de main largement évitable de Cyril Baille (40e). « On est trop maladroits, on a trop de déchets et on n’a pas la mainmise comme on devrait l’avoir », peste Denis Charvet, membre de la Dream Team RMC Sport.

La bonne gestion des « rucks fantômes »

Cette fois, les Italiens n’ont pas refait le coup. Deux semaines après avoir surpris les Anglais, incapables de s’adapter à leurs « rucks fantômes », Sergio Parisse et ses coéquipiers sont tombés sur des adversaires qui avaient bien étudié la question. Pas surpris par le refus des Italiens d’aller dans les mêlées ouvertes, ce qui n’a pas toujours été le cas ce samedi, les Bleus ont bien géré ces phases de jeu originales.

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Alexandre Alain Journaliste RMC Sport