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Les quatre fantastiques

Julien Malzieu, un bleu parmi les Bleus

Julien Malzieu, un bleu parmi les Bleus - -

Julien Brugnaut, François Trinh-Duc, Julien Malzieu et Lionel Faure connaîtront dimanche, face à l’Ecosse, leur première sélection en équipe de France.

Julien Brugnaut (pilier de Dax) : « L’ambiance est bonne, on apprend à se connaître. Tout se met en place doucement. Je suis un peu timide, ce sont donc mes coéquipiers qui me viennent me voir, qui me posent des questions. En tout cas, tout va très vite. Il n’y a même pas un an, j’évoluais en Pro D2. Mais je fais confiance en ceux qui m’ont sélectionné. S’ils pensent que j’ai les moyens d’apporter quelque chose…. Ca me permet en tout cas de renforcer ma confiance. »

François Trinh-Duc (demi d’ouverture de Montpellier) : « Je suis le plus heureux du monde, c’est un rêve de gosse qui se réalise. J’étais déjà très heureux de faire partie des 22. Et maintenant, je suis dans les quinze. Ce n’est que du bonheur. Il ne va pas falloir se mettre de pression inutile. Les anciens nous aident à bien nous intégrer. Nous sommes plusieurs à ne pas connaître cette expérience internationale. L’année dernière, à la même époque, je jouais chez les espoirs. Aujourd’hui, je suis international. Je dois réaliser pour profiter de chaque moment. Le bon début de saison de Montpellier m’a permis de m’exprimer. Grâce à mon équipe, je suis sélectionné chez les Bleus. Je connais les entraîneurs grâce à la sélection des moins de 21 ans. L’approche a donc été bonne. J’apprécie énormément leur projet de jeu, basé sur l’envie de jouer et la prise d’initiatives. »

Julien Malzieu (Ailier de Clermont) : « Il y a vraiment tout à Marcoussis. C’est très impressionnant. Tout est mis à notre disposition pour qu’on travaille du mieux possible, qu’on se fasse soigner du mieux possible et qu’on récupère du mieux possible. C’est le top niveau. On fait surtout connaissance lors des repas. C’est à ce moment là qu’on peut parler avec ceux qu’on ne connaît pas. J’essaie de parler avec les « anciens ». Ce n’est pas sur le terrain qu’on va aborder les choses personnelles. Les entraîneurs souhaitent qu’on joue beaucoup. On n’est pas encore rentré dans les détails mais ils veulent qu’on envoie beaucoup de jeu pour essouffler nos adversaires. »

Lionel Faure (pilier de Sale) : « Quand on a la chance d’être appelé en équipe de France et qu’on est en plus titulaire, il est certain que la pression va monter jusqu’à dimanche. Le temps presse pour trouver des automatismes mais on a bien travaillé pour trouver des repères. Il va falloir les trouver rapidement parce que dimanche, il y a un grand combat qui nous attend. Il faudra être bon. Quand on a 30 ans comme moi, ce serait ne pas être compétiteur que de penser qu’on ne peut plus postuler à l’équipe de France. J’ai un collègue à Sale qui a connu sa première sélection en 2006 avec l’Angleterre à 34 ans. C’est ce qui m’a rassuré. »

La rédaction - Laurent Depret