RMC Sport

Un Parra tout neuf

Morgan Parra

Morgan Parra - -

Le demi de mêlée de Clermont retrouve avec autant d’enthousiasme que de prudence ce stade de Murrayfield où il a débuté en Bleu il y a quatre ans. Il aimerait prouver à son nouvel entraîneur qu’il est plus que la doublure de Dimitri Yachvili, absent en Ecosse.

Cela fait cinq mois et six matches que Morgan Parra n’a plus été titularisé derrière la mêlée française. Les cinq dernières rencontres de la Coupe du monde, il les a disputées avec le 10 dans le dos. Et lors du premier match dans le Tournoi, Philippe Saint-André lui a préféré Yachvili. « J’ai eu un peu de chance avec la blessure de Dimitri mais j’étais quand même content quand d’entendre que j’étais titulaire », raconte le Clermontois, soulagé. Même s’il n’a quasiment jamais quitté le groupe tricolore depuis que Marc Lièvremont l’a lancé dans le grand bain à l’hiver 2008, il sait toute la fragilité d’une carrière internationale.

« Je n’ai jamais eu la prétention de me croire installé. Il y a une grosse concurrence en 9 comme à tous les postes… mais peut-être plus en 9 », sourit-il. Dimitri Yachvili out, Julien Dupuy est arrivé. Le Parisien finira le boulot à Murrayfield, un stade particulier aux yeux de Morgan Parra puisque c’est là qu’il a célébré sa première cape, en même temps que François Trinh-Duc, avec lequel il formera de nouveau dimanche la charnière tricolore. « On nous a donné la chance de débuter à Murrayfield. D’y retourner aussi. Les années passent et j’ai la chance d’être toujours là. J’espère que ça va continuer », glisse-t-il.

« Jamais à l’abri »

A seulement 23 ans et tout l’avenir devant lui, le Clermontois possède une nouvelle occasion de s’affirmer, de prouver à PSA qu’il est un titulaire en puissance. « Il y a toujours de la frustration de ne pas débuter un match. Mais on est tout autant concerné quand sur le banc », souligne celui qui était sur la pelouse au coup d’envoi lors de 25 de ses 37 sélections. Si à 23 ans, on peut lui prédire encore de longues années en Bleu, Morgan Parra ne voit, lui, pas au-delà de ce rendez-vous en terre d’Ecosse. « Je le répète, on n’est jamais à l’abri de quitter ce groupe. Alors il faut tout donner, ne rien regretter. Voilà ce que j’essaye de faire. »