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XV de France - Ben Arous : "Une revanche particulière contre l'Irlande..."

Trois jours après la courte victoire (23-21) du XV de France devant l’Italie en ouverture du Tournoi des VI Nations (23-21), le pilier gauche tricolore, Eddy Ben Arous, est notamment revenu ce mardi en conférence de presse avec décontraction mais franchise, sur la prestation contrastée des joueurs de Guy Novès au Stade de France, ainsi que sur le prochain rendez-vous des Bleus contre l’Irlande. Morceaux choisis.

Sur les difficultés rencontrés face à l’Italie

« C’est surtout les repères collectifs. Vous dites qu’on a eu du mal, je trouve qu’en touche on s’est très bien débrouillés, on n’a perdu qu’un ballon. La défense, qu’on a mise en place plutôt récemment, a plutôt bien marché. En mêlée, on a eu quelques soucis, on n’a pas assez communiqué entre la première ligne, on ne s’est pas assez attendu, donc on a concédé deux pénalités et un ballon perdu. C’est quelque chose qui doit nous servir par la suite. »

Sur l’objectif de l’équipe et le Grand Chelem

« Comme toutes les équipes, l’objectif est de terminer premiers, en évitant une défaite. Voilà le Grand Chelem. On sait par quoi ça doit passer, par ce combat. Je dis combat parce que c’est là-dessus qu’on va s’appuyer pour pouvoir mettre à défaut les équipes adverses. »

Sur le sommet face à l’Irlande samedi

« On a surtout une envie de revanche. Déjà parce que ça fait quatre ans que l’équipe de France ne les a pas battus et on sait comment ça s’est passé en poules, et ce à quoi ça nous a menés. Donc c’est une revanche particulière. C’est une équipe très en place, que ce soit sur le combat, sur les phases statiques, dans le jeu aérien. C’est une équipe qui n’a rien à envier à personne, qui est très en place et du coup, elle met à défaut toute l’équipe adverse. »

Sur la retraite de Paul O’Connell

« C’est un monument du rugby irlandais qui s’arrête. C’est quelque chose qui, malheureusement, arrive pour tous les joueurs. Pour nous, c’est un point positif parce qu’il ne jouera pas contre nous. C’est malheureux, mais heureux pour nous. »

Sur Jonathan Sexton

« Si nous sommes restés en contact ? Non. J’ai vu que ça s’était mal terminé contre le Pays de Galles, donc je ne sais pas s’il va jouer. Mais s’il joue, il faudra le cibler encore jusqu’à ce qu’il sorte. »

Sur son nouveau coéquipier Vakatawa

« Virimi, il est arrivé à l’âge de 18 ans je crois (les deux hommes ont été coéquipiers de 2010 à 2014, ndlr). Il était un peu perdu, il avait Sireli Bobo comme paire, donc il l’a vachement pouponné et c’est quelque chose qui lui a fait du bien. Il lui a mis une directive et des lignes de conduite. Il les a respectées, voilà ce qu’il en est. C’est que du plus pour lui, et je suis très fier pour lui. Il a toujours eu cette agressivité sur le terrain, il a toujours eu cette envie d’avancer. Après, je pense que le rugby à 7 lui a fait du bien, notamment en défense, car ça te demande une attention et une activité que le XV n’a pas, donc c’est quelque chose qui lui a fait énormément de bien à ce niveau-là. » Sur les supporters du XV de France « C’est vrai qu’on sait qu’on peut compter sur eux et quoiqu’il arrive, dans les pires moments, ils sont présents. Et vraiment, ça nous touche beaucoup. Ca nous donne envie de mettre encore plus d’état d’esprit et de combat sur les prochains matches. »

Rédaction avec Laurent Depret