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XV de France: Labit souligne la "marge de progression" en vue du Mondial 2023

Entraîneur des arrières du XV de France, Laurent Labit était l'invité du RMC Sport Show, ce dimanche sur RMC, au lendemain de la victoire des Bleus contre l'Irlande (35-27) en clôture du Tournoi des VI Nations. Heureux de la deuxième place française, presque inespérée il y a moins d'un an, le technicien insiste sur la marge de progression de ce groupe, qui visera la Coupe du monde 2023.

La Coupe du monde 2023 est dans toutes les têtes des amateurs de rugby et sans doute l'était-elle déjà un peu samedi soir dans celles du XV de France, après la victoire contre l'Irlande (35-27) en clôture du Tournoi des VI Nations. Les Bleus ont fini deuxièmes, la faute à cette défaite contre l'Ecosse et ce bonus laissé aux Anglais, vainqueurs du Tournoi. Mais les Français ont de quoi se réjouir. 

"Cette expérience va nous amener à être présent le jour J"

Ce meilleur classement depuis neuf ans semblait si loin il y a encore un an. La France s'est donnée le droit de rêver. "Les joueurs étaient mitigés entre la victoire et la frustration de ne pas gagner le Tournoi, raconte Laurent Labit sur RMC ce dimanche. C'est peut-être la première journée, mener 24-0 contre les Anglais et les laisser repartir avec un point... Mais on ne savait pas à ce moment qu'on serait prétendants à la victoire. Et puis tomber dans le piège contre l'Ecosse, se retrouver à 14 dans un match de ce niveau... C'est là-dessus qu'on doit apprendre. Cette expérience va nous amener à être présent le jour J."

L'entraîneur des arrières du XV de France souligne la "marge de progression" de ce groupe jeune et qui a "le droit à l'erreur". "Heureusement qu'on a une marge de progression, sinon qu'aurait-on à faire d'ici la Coupe du monde?, interroge-t-il. Les qualités étaient là. Il fallait faire comprendre aux joueurs le niveau international, les différences avec le championnat. On sait le parcours qu'il nous reste à faire pour titiller ces équipes. C'est une équipe jeune, par moments on commet des erreurs, on laisse beaucoup d'énergie. Il y a des choses à régler à l'intérieur du jeu, on le sait."

Miser sur un groupe stable mais large

D'où la volonté de travailler avec 42 joueurs et de ne pas trop chambouler ce groupe avant 2023. Un mélange de concurrence et de stabilité. "Sur certains postes, on ne peut pas changer systématiquement de joueurs, on a peu de temps, il y aura peu de changements, sauf blessures", précise Laurent Labit, qui encense aussi la charnière Ntamack-Dupont. Deux joueurs qui ont "quelque chose en plus, une maturité". Un duo qui récoltait d'ailleurs samedi soir les louanges de la presse britannique.

A.Bo