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XV de France : Papé-Dusautoir, un capitaine de trop

Philippe Saint-André et Pascal Papé

Philippe Saint-André et Pascal Papé - -

Le sélectionneur Philippe Saint-André annoncera ce vendredi (11h) la liste de l’équipe de France pour le Tournoi de VI Nations. Une sélection qui pourrait confirmer Pascal Papé en tant que capitaine de l’équipe de France.

Jamais le choix de la continuité chez les Bleus n’aura autant ressemblé à un changement majeur. Car tout semble indiquer que ce vendredi, lors de l’annonce de la liste de l’équipe de France pour le Tournoi des VI Nations (11h), Pascal Papé conservera le rôle de capitaine. Un statut dont il bénéficie depuis le premier match de la tournée de l’équipe de France en Argentine, le 16 juin 2012. Un total de cinq matchs à la tête du XV de France pour un bilan que les Bleus n’avaient plus connu depuis longtemps : deux victoires contre l’Argentine (49-10 et 33-22), un succès au mental contre les Samoa (24-14) et une démonstration face à l’Australie (33-6). A peine une défaite à déplorer, concédée face à l’Argentine (23-20), pour le premier capitanat de Pascal Papé.

Cette décision de faire de Pascal Papé le capitaine de l’équipe de France pour le Tournoi priverait par conséquent Thierry Dusautoir de ce statut. Une première depuis quatre ans, mais qui s’expliquerait facilement : Dusautoir n’a plus rejoué en équipe de France depuis 10 mois (le 17 mars 2012 au Millennium Stadium de Cardiff). Une véritable éternité aux yeux du sélectionneur, qui souhaiterait travailler dans la continuité de la tournée d’automne. « Ce qui m’intéresse, ce sont les hommes, mais surtout les performances, explique-t-il. Et d’essayer de continuer sur la lancée des tests de novembre ».

Encore un intérim pour Papé ?

Des tests de novembre gagnés sans Thierry Dusautoir et un joueur aujourd’hui loin d’être au top physiquement, lui qui revient tout juste d’une blessure au genou droit. Seulement même si Pascal Papé était confirmé dans son rôle de capitaine, il pourrait s’agir d’un nouveau capitanat par intérim. Il suffit de donner la parole quelques instants à ceux qui le connaissent le mieux pour comprendre l’importance déterminante de « Titi » au sein du groupe France. William Servat, finaliste de la Coupe du monde avec Dusautoir ? « Je sais que ça a été un des plus beaux capitaines et des meilleurs capitaines que j’ai eu ».

Yoann Huget, son partenaire de club ? « Thierry Dusautoir est exemplaire sur le terrain, aux entraînements ou dans son discours ». Guy Novès, son entraîneur ? « Pour moi, Thierry, c’est le capitaine idéal, un exemple à suivre sur le terrain par son investissement total et un exemple à suivre quant à sa relation avec le staff et les joueurs ». Un véritable « problème de riche », comme le concède Philippe Saint-André. Qui de Dusautoir ou Papé sera capitaine pour le premier match face à l’Italie, dimanche 3 février (16h00) ? Premier élément de réponse, dans quelques heures.

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Le retour de Bastareaud ? |||

L’autre temps fort de l’annonce du groupe de  l’équipe de France par Philippe Saint-André sera certainement de savoir si Mathieu Bastareaud en fera partie. Revenu à son meilleur niveau et impressionnant depuis plusieurs semaines, le centre de Toulon préfère malgré tout se montrer humble. « J’ai eu une discussion avec mes entraîneurs, explique-t-il. C’était un échange franc et ça m’a reboosté. Ils ont su trouver les mots. J’avais envie à nouveau de me faire mal à l’entraînement, de me bouger le cul tout simplement. C’est aussi une prise de conscience : j’avais les moyens et ce serait criminel de les gâcher. L’équipe de France, je préfère ne pas y penser. J’ai toujours pris ça comme une récompense. Ce n’est pas quelque-chose que tu dois attendre mais plutôt qui se mérite. J’ai bossé, j’en suis conscient, pour pouvoir y être et j’attendrai vendredi comme tout le monde. Après, je ne suis pas tout seul, il y a aussi d’autres bons centres qui font un bon début de saison et il n’y a que deux places voire trois. Si je ne suis pas pris, je n’en ferai pas une maladie. Au contraire, je me remettrai à bosser, deux fois plus dur. Et un jour, ça paiera. S’il y a une bonne surprise, je serai content. »

PA, LD et WT