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M.Fourcade, le roi du biathlon… et de la com !

Martin Fourcade

Martin Fourcade - -

Double tenant du gros globe de cristal, Martin Fourcade sera évidemment la star ce week-end au Grand-Bornand, première étape française de la Coupe du monde. Une star sur la piste mais également en dehors, où il gère finement sa communication.

Cinq médailles d’or mondiales, deux gros globes de cristal et sept petits, vice-champion olympique, 54 podiums en Coupe du monde, dont 27 victoires … A seulement 25 ans, Martin Fourcade affiche déjà un palmarès colossal. Porteur du maillot jaune du leader de la Coupe du monde sans interruption depuis janvier 2012, le cadet des frères Fourcade est un véritable phénomène dans son sport. Star en Norvège, terre du biathlon, ou même en Russie, il reste pourtant assez méconnu du grand public en France alors que le Grand-Bornand accueille ce week-end la première Coupe du monde organisée en France. Une double anomalie quand on sait que le biathlon et Martin ont rapporté tellement de médailles à la délégation française. Mais ce week-end, le Catalan va (enfin) pouvoir jauger sa côte de popularité chez lui.

« C’est un évènement important pour nous, témoigne-t-il. On y est très attaché. Si l’objectif reste les JO, ça sera quelque chose d’excitant car toutes nos familles et tous nos amis seront présents pour nous encourager et ça sera un vrai super moment. » Un moment que l’enfant de Céret (Pyrénées-Orientales) risque de faire vivre sur les réseaux sociaux. Martin Fourcade, alias @martinfkde sur la Twittosphère, s’est pris au jeu des réseaux sociaux. En interaction totale avec ses fans, le quintuple champion du monde partage son quotidien avec de multiples photos, vidéos et autres petits messages publiés sur la toile. Véritable bête médiatique flanquée d’une attachée de presse depuis cette année, il scrute tout et n’hésite pas à se servir des critiques pour se remettre en question. Comme après le relais mixte d’Östersund, où il avait été la cible de la presse et de certains athlètes après un passage à vide sur le pas de tir.

M.Fourcade : « Marquer l'histoire, ça ne me passionne pas »

Depuis, le Français a enchaîné quatre podiums consécutifs en individuel, dont trois victoires. « Ce n’est pas narcissique comme démarche. S’il y a une critique à prendre et qu’elle est positive, autant s’en servir même si elle vient d’un journaliste. Je ne vois pas pourquoi la critique d’un journaliste serait moins pertinente que celle d’un proche, explique Pyrénéen. J’essaye de me servir de cette critique. Parfois, c’est dans le bon sens. Mais j’essaye aussi de me servir des compliments pour avancer. C’est quelque chose qui est entré dans mon mode de fonctionnement. Je vais jusqu’à lire les forums. Après, j’ai aussi le recul nécessaire pour voir ce qui est intéressant et ce qui est purement gratuit, qui a pour but de faire mal. Ça, je crois que ça me fait plus rire que souffrir. »

Après deux saisons passées à régner sur le monde du biathlon, l’homme aux 12 podiums consécutifs en individuel (série en cours) s’est très naturellement imposé comme le digne successeur de Raphaël Poirée, octuple champion du monde et quatre fois vainqueur du général de la Coupe du monde. Et pourtant, une chose manque encore à son bonheur, et pas des moindres… Une médaille d’or olympique. Ça tombe bien, dans 56 jours, il y a Sotchi. L’occasion de marquer un peu plus l’histoire. Enfin, pas exactement… « Marquer l’histoire, ça ne me passionne pas forcément, assure Martin Fourcade. C’est le côté grosse tête que je n’aime pas dans cette phrase. Elle sera réécrite. »

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Alexandre Mispelon et avec Edward Jay