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Clap de fin sur des JO à succès

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Le rideau vient de tomber sur les JO de Sotchi qui, sportivement et en termes d’organisation générale, auront été une franche réussite. Les Russes ont mis la barre très haut. Pyeongchang s’efforcera d’être au niveau en 2018.

Une pluie de médailles, un étendard qui s’élève au-dessus du drapeau olympique et un hymne russe à donner la chair de poule lors de la cérémonie de clôture. Vladimir Poutine peut contempler son œuvre. Même si le personnage n’incite guère aux félicitations et à la sympathie, oui, force est de constater que les JO, « ses » Jeux Olympiques de Sotchi, ont été une franche réussite. On ne saura jamais à quel point la corruption aura gangrené cette édition à la russe ni le degré du désastre écologique qui sommeille sous les sites, mais sportivement, cette XXIIe Olympiade d’hiver a séduit athlètes, spectateurs et suiveurs. Et a même parfois frisé la perfection.

« Malgré tout ce qui a pu être dit avant, ces Jeux n’étaient pas austères, témoigne de l’intérieur Luc Tardif, le chef de la délégation tricolore. Il y avait de la rigueur, certes, mais aussi beaucoup de doigté et de diplomatie. L’ambiance générale était très bonne. C’était vraiment une agréable surprise. Poutine a réussi ses Jeux, mais à quel prix ? » On y revient toujours… Avant de souligner : « C’était des Jeux pour les athlètes avec par exemple, des villages olympiques (il y en avait trois, ndlr) au pied des pistes, à proximité des sites. Les Russes ont totalement construit des équipements en conséquence. » Un exemple à méditer pour tous ceux qui se porteront candidats à l’organisation de futurs Jeux Olympiques. « Les Russes ont mis la barre à un niveau assez exceptionnel, notamment au niveau des installations mises à disposition des athlètes », constate également de son côté Denis Masseglia, le président du CNOSF.

Les athlètes au centre des Jeux

Si l’ambiance hors sites de compétition sonnait trop souvent creux et qu’on peinait à fleurer le parfum des JO, sur « zones », la clameur était réelle. Les bénévoles étaient dévoués et chaleureux, les installations de qualité parfois exceptionnelle. L’organisation était parfaitement huilée, sans couac ni fausse note. Même quand les conditions météo s’en sont mêlées. Quant à la sécurité, elle était bien présente, mais jamais oppressante. Sur la fin, elle fut même carrément discrète. Bref, et comme le noteraient des juges de patinage forcément malhonnêtes, ces Jeux valent un bon 9,75 sur 10 même si là, le compliment est sincère et unanime.

« Ce furent les Jeux des athlètes, a déclaré Thomas Bach, le président du CIO, lors de la cérémonie de clôture. La Russie a tenu toutes ses promesses. » La flamme olympique peut donc s’éteindre en paix sur les bords de la mer noire, et transmettre le flambeau à Pyeongchang et à la Corée du sud. Poutine, lui, peut sortir la vodka.

Gérald Mathieu à Sotchi