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Des Bleus à contretemps

Médaillé d'argent, Cyrpien Richard est une des satisfactions de ces Mondiaux

Médaillé d'argent, Cyrpien Richard est une des satisfactions de ces Mondiaux - -

C’est en deuxième semaine que l’équipe de France a brillé aux Mondiaux de Garmisch-Partenkirchen et démontré la solidité de ses skieurs techniques. Avec quatre méd ailles, les Bleus sont, comme en 1974 à Saint-Moritz (Autriche), deuxièmes au classement des médailles. Le DTN du ski tricolore, Fabien Saguez et Michel Vion, le président de la FFS, font le bilan.

Ce qui a marché

Le groupe technique, bien sûr. C’est lui qui rapporte aux Bleus ses quatre médailles. Dans l’ordre décroissant : l’or en slalom de Jean-Baptiste Grange, l’argent en géant de Cyprien Richard, le bronze dans la même discipline de Tessa Worley et l’or par équipes au Team Event. Là où tout a véritablement commencé. « On avait six athlètes ultra-motivés et prêts à aller à la guerre, explique le DTN Fabien Saguez. La médaille d’or qu’on obtient-là, c’est une vraie médaille. Car les skieurs ont confirmé derrière. Avec des parcours un peu chaotiques sur leur géant, Tessa Worley et Cyprien Richard sont allés chercher des médailles. » Et ont, comme Grange dimanche, afficher leur solidité mentale à l’heure des grands oraux. Eux qui ont tous au moins remporté une étape de Coupe du monde cette saison. « JB, c’est un surdoué, poursuit Fabien Saguez. Un very smart-guy. Il a assuré. Avoir des skieurs sûrs mentalement, c’est bon signe pour l’avenir. »

Avoir un bon staff également. Car ce dernier a eu, lui aussi, sa part d’importance dans l’excellent comportement des Français. L’an passé, les pistes de Vancouver n’avaient pas souri aux Tricolores. Cette fois, dans une configuration pourtant similaire, les choses se sont agréablement inversées pour les Bleus. « Malgré l’échec, la critique et les échecs des uns et des autres au Canada lors des Jeux, on est resté serein, défend Fabien Saguez. On s’est trompé sur l’approche de l’événement. Mais techniquement, on y était. Il y a aussi le travail réalisé par le staff pour que l’on ait des garçons et des filles plus en mesure de s’adapter aux pistes. Sur le géant, le terrain et la neige n’étaient pas à notre avantage. Pourtant, on fait deux médailles. »

Ce qui n’a pas marché

Adrien Théaux ? Dixième du Super-G. Johan Clarey ? Huitième de la descente. Les leaders présumés du groupe vitesse n’ont pas fait d’étincelles lors de la première semaine des Mondiaux. Et laissé planer le doute sur les performances à venir de l’équipe de France. « On n’avait pas d’énormes objectifs, lâche Fabien Saguez, hormis le fait qu’Adrien aurait pu faire mieux sur une piste comme celle-là. Le point positif quand même, c’est que ce groupe hommes se construit bien. Il va de l’avant. En revanche, on a des choses à rectifier chez les dames. »

Ingrid Jacquemod, Marie-Marchand-Arvier et Marion Rolland ont failli lors du Super-G et de la descente. « Les fameuses un ou deux trous » évoqués par le président de la FFS, Michel Vion. « Il y a des disciplines dans lesquelles nous ne sommes toujours pas les meilleurs. On doit améliorer ça. » Le travail à fournir dans les prochains mois. « On va faire le nécessaire. On va se concentrer sur notre débriefing, voir comment il faut orienter nos efforts pour ne plus vivre des semaines comme celle qu’on a vécues à Garmisch. » Et imiter les petits copains du groupe technique.

Alix Dulac avec Jérôme Sillon à Garmisch-Partenkirchen