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Jeux olympiques: les médaillés de Pyeongchang veulent échapper à la fiscalisation de leurs primes

En marge de la présentation des équipes de France de ski avant le début de la saison, la ministre des Sports a affirmé avoir entendu les réclamations des médaillés olympiques de Pyeongchang, en colère concernant la fiscalisation de leur prime. Ils réclament le même traitement que les médaillés des Jeux d’été.

Le lancement de la saison hivernale et la présentation des équipes de France de ski auront été l’occasion d’un coup de gueule: celui des médaillés olympiques des Jeux de Pyeongchang, l’hiver dernier, étonnés de constater que les primes reliées à leurs médailles seraient fiscalisées. Un imprévu compte tenu des promesses faites, mais surtout de la défiscalisation de ces mêmes primes pour les médaillés des Jeux d’été.

"Un sentiment d'injustice"

"On a vraiment eu ce sentiment d’injustice: pourquoi les Jeux d’été ont eu cette chance et pas nous?, interrogeait ce lundi Perrine Laffont, championne olympique de ski de bosses, dans Breaking Sport sur RMC Sport. Surtout qu’on nous avait dit que ce ne serait pas imposable, et finalement si… On n’a pas eu de réponse de la ministre… C’est un peu énervant, j’espère que la nouvelle ministre va faire le nécessaire. Surtout qu’ils veulent aussi baisser les aides pour les sportifs."

La nouvelle ministre des Sports, Roxana Maracineanu, a déclaré qu’elle souhaitait un traitement " équitable" entre les sportifs des Jeux olympiques d’été et d’hiver. "J’ai entendu la parole qu’ont portée Martin Fourcade et Marie Bochet et je suis tout à fait attentive à un traitement équitable entre les sportifs des Jeux d’été et des Jeux d’hiver, a assuré celle qui a succédé à Laura Flessel. Le ministère est en train, aujourd’hui, d’étudier la question et de voir une solution pour que ce traitement puisse être équitable entre tous ces sportifs. Ce à quoi je suis sensible, c’est le traitement équitable entre les sportifs de l’été et ceux de l’hiver."

En 2014, les médaillés étaient fiscalisés

Cette différence de traitement, si elle suscite colère et indignation, est surtout mal comprise par la délégation tricolore. "15 médailles, ce n’est pas ce qui va creuser le déficit de l’Etat", a-t-on pu entendre à plusieurs reprises durant la présentation des équipes. D’autant que l’imposition peut, pour certains athlètes pratiquant un sport relativement confidentiel, représenter un budget amputé en vue de la saison.

"C’était déjà comme ça en 2014, on avait été imposés, regrette Pierre Vaultier, qui a finalement choisi de repartir pour quatre ans après son deuxième sacre olympique. J’ai payé mes impôts en 2014, il n’y a pas de souci là-dessus. Par contre, le fait d’exonérer les athlètes de 2016, de nous promettre de nous exonérer aussi tout simplement par souci d’égalité, pour qu’au final on se retrouve à payer encore nos taxes sur cette prime, je trouve ça impensable. Effectivement, quand on passe la ligne d’arrivée, on ne pense certainement pas à ça et on ne pense pas à l’argent, on pense aux émotions, on pense à vivre ce qu’il y a à vivre sur ces moments-là." Mais la réalité se rappelle vite à vos skis et planches.

La rédaction avec J.Ri