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Jeux Paralympiques : le ski-fauteuil, impressionnant et dangereux

Ski fauteuil

Ski fauteuil - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

L’épreuve de slalom assis aura lieu ce jeudi aux Jeux Paralympiques de Sotchi. Une discipline aussi impressionnante que dangereuse. Mais les athlètes de l’équipe de France préfèrent retenir le plaisir ressenti avec la vitesse.

Le ski-fauteuil, c'est risqué

Depuis le début des Jeux Paralympiques de Sotchi, les images des skieurs catégorie assis, c’est-à-dire en « ski-fauteuil », sont impressionnantes. Et inquiétantes... Le bas de leur corps étant harnaché au fauteuil, les athlètes ne semblent pas contrôler grand-chose et paraissent subir la piste. De quoi rendre dangereux ce sport pour les téléspectateurs qui ont regardé les épreuves de descente et de super-G. Avant le slalom ce jeudi, Frédéric François, un des skieurs assis de l’équipe de France, tempère ce constat. « Il faut savoir que toutes les descentes ne sont pas comme ça, assure-t-il. Là, la descente est engagée et les conditions de neige sont terribles. Du coup, on voit des grosses chutes. » Deux Américaines, Alana Nicholls et Stephani Victor, en ont fait l’amère expérience en super-G. Après leurs lourdes chutes, un hélicoptère est venu directement les chercher pour les emmener à l’hôpital. Un autre Américain, Tyler Walker, avait également fait une grosse chute en descente, laissant tous les spectateurs sous le choc. Heureusement, ces athlètes n’auront pas de séquelles.

Des astuces pour limiter les blessures

Lorsqu’ils sont dans les airs, les skieurs n’ont pas leurs jambes pour tenter de retrouver l’équilibre. Mais Pierrick Giraudeau, DTN adjoint de l’équipe de France, explique qu’il existe des techniques pour tomber sans grande gravité : « Ils peuvent coller le menton à la poitrine ou resserrer les bras si c’est possible pour limiter les blessures ». Les chutes ne sont pour autant pas craintes par les premiers acteurs, pour lesquels les blessures font partie du sport. Et au même titre que les valides, les handicapés ne sont pas à l’abri.

Des sensations fortes

« C’est grisant d’aller vite, d’avoir des longs skis, confie Yohann Tarbelet, autre skieur assis de l’équipe tricolore. Il y a cette petite adrénaline. On sait qu’on va aller vite, c’est ce qui est prenant. J’ai souvent les lèvres et les mains qui tremblent à cause de l’adrénaline et des sensations que ce sport me procure. » Frédéric François confesse sa peur au départ de la course. « Celui qui n’a pas peur peut se faire très mal, parce qu’il n’aura pas conscience de la gravité, explique-t-il. On est très concentré. Mais à la fin, on trouve que c’est énorme, on prend un plaisir incroyable, on a des bouffées d’adrénaline. C’est magique. Après, je me dis que quand ma mère voit ça, elle doit vouloir que j’arrête parce que je fais un sport dangereux. »

Un moyen de dépasser le handicap

Finalement, ce sport si spectaculaire est aussi un moyen de dépasser le handicap. Au-delà du fauteuil, on voit l’athlète et ses prouesses. Mais il existe des règles lorsqu’un athlète perd l’équilibre. « Lorsqu’il y a une grosse chute, les télévisions qui diffusent l’évènement ont l’instruction de détourner la caméra, jusqu’à ce que l’organisation ait connaissance de la gravité de la blessure. Si c’est grave, la télé est priée de ne pas rediffuser les images », indique le comité international paralympique.

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La rédaction