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Le Club France fête ses héros

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Martin Fourcade, Jean-Guillaume Béatrix et Coline Mattel sont venus célébrer leurs médailles olympiques au Club France. Aspirés par l’ambiance, les deux premiers sont restés plus longtemps que prévu tandis que la petite dernière est venue sans crier gare.

Comme la glorieuse incertitude du sport qui frappe à la porte sans crier gare, les trois premiers médaillés des JO de Sotchi sont passés au Club France ce mardi soir. Les deux premiers ont joué les prolongations alors qu’ils ne devaient initialement y faire qu’une brève incursion pour répondre aux sollicitations des médias. La petite dernière a rappliqué alors qu’on attendait la voir débouler plutôt demain.

Après avoir été récompensés sur la place des médailles, à Sotchi, Martin Fourcade et Jean-Guillaume Béatrix sont donc arrivés en pole position avec leur métal précieux au tour du cou. Sourire aux lèvres, rictus presque béat. Il est environ 22h30, heures locales. Le marathon médiatique peut débuter. Mais déjà, l’emploi du temps minuté des deux biathlètes a volé en éclats. Un tel moment dans une carrière, pensez donc, ça ne se bazarde pas. Même quand la compétition n’est pas encore terminée et qu’il reste quatre épreuves au programme. Une fois la litanie des interviews achevée, la « rock star » Fourcade sort des backstages pour entrer sur le devant de la scène du Club France. Exit le traditionnel et usé jusqu’à la corde « We are the champions » de Queen, place au « Get lucky » des Daft Punk, bien plus moderne et représentatif de cette french touch qui gagne.

Champagne en main, Martin Fourcade et Jean-Guillaume Béatrix arrosent l’assistance et une salle qui ne bat pas son plein. Dommage. Mais qui fait du bruit. Tant mieux. Hilare, le champion olympique de poursuite s’imagine en Sebastian Vettel. « Franchement, on se prend pour des pilotes de F1. » Montés sur scène, Valérie Fourneyron (ministre des Sports), Denis Masseglia (CNOSF), Luc Tardif (chef de mission), Michel Vion (FFS) et Pierre Saguez (DTN) savourent le spectacle. Clap de fin. Place aux diner qui se prolongera au-delà de minuit.

« Mon sixième pipi de peur de la soirée »

En provenance directe du tremplin de Russki Gorki, Coline Mattel arrive une grosse demi-heure plus tard. Bonnet vissé sur la tête, elle, a droit à « Girl on fire » d’Alicia Keys. Et à un comité d’accueil moins garni. Ses dents du bonheur rayonnent, sa plénitude est totale. Elle enchaine direct les interviewes avec l’assurance et l’aisance d’une vieille briscarde, répond du tac au tac. Et verse même dans l’humour quand il est lui demandé à quoi elle a pensé à l’amorce du dernier saut. « Je me suis dit qu’il faudrait aller aux toilettes, mais c’était mon sixième pipi de peur de la soirée. » Effet assuré, pour cette fan inconditionnelle de Florence Foresti et Muriel Robin qui comme ses ainées, se verrait bien faire des spectacles plus tard.

La nuit s’étire. Il est bientôt 2 heures du matin. Avant de s’en aller diner dans l’espace restauration du Club France et retrouver sa garde rapprochée, Coline Mattel confie qu’elle « va peut-être se lâcher un peu et profiter du moment à fond ». Pour quelques heures encore, la diététique sportive, la récupération et autres remèdes sportifs appliqués à la performance méritent bien une trêve olympique.

G.Mathieu à Sotchi