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Les Rasta Rockett sont de retour

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Douze ans après leur dernière participation aux JO d’hiver, le bob à deux jamaïcain est de retour ce soir. Pour le plus grand plaisir de la planète entière, tombé sous le choc de cette équipe qui a inspiré le film Rasta Rockett en 1993.

A vrai dire, ils nous manquaient. Ils, ce sont les Rasta Rocket de l’équipe jamaïcaine de bobsleigh. Des sportifs d’hiver pas comme les autres qui suscitent l’affection et la sympathie de la planète entière depuis leur première participation aux Jeux Olympiques en 1988 à Calgary. A l’époque, le coup de foudre est tel qu’il inspirera le film éponyme « Rasta Rockett », qui sortira cinq ans plus tard. Un carton sur grand écran.

Depuis, les cousins de Bolt ont roulé leur bob au cours de trois autres éditions (1994, 1998, 2002). Mais rien après. Du coup, c’est un petit événement qui aura lieu ce soir sur le tracé du complexe de Sanki où s’élancera le bob à 2 de Winston Watts et Marvin Dixon. Sauf miracle, le duo des Caraïbes ne devrait pas aller bien loin durant ces manches, (40e sur 40 hier à l'issue de la première mache, les suivantes ont lieu ce lundi), lui qui pointe au 39e rang mondial. Mais ce n’est pas le plus important. Pour eux, l’essentiel est vraiment de participer et de remontrer leurs frimousses à la planète entière qui les a perdus des radars.

110 00 euros de donation pour boucler leur budget

En réalité, ils ont un peu ressurgi de nulle part il y a un peu plus de trois semaines quand, qualifiés sur le fil pour les JO de Sotchi, ils lançaient un appel aux générateurs donateurs via deux sites de financement participatif afin de boucler leur budget pour la Russie. Jackpot ! En à peine quarante-heure, les Jamaïcains récoltaient 110 00 euros. Et le rêve de s’envoler outre Atlantique devenir réalité.

« Je ne prendrai jamais ma retraite en bobsleigh, confie Winston Watts, 46 ans, et déjà de l’aventure en 1994, 1998 et 2002. J’ai un juste arrêté un moment à cause de ma famille car je suis issu d’une famille très pauvre de Jamaïque et c’est moi qui fais manger toute la famille au pays. Donc je dois travailler dur pour eux. J’aime beaucoup ma maman et je dois prendre soin d’elle car mon père est mort il y a quatre ans. » Encore et toujours une belle histoire.

G.Mathieu (avec EJ) à Sotchi