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Perrine Laffont, une ado aux JO !

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A seulement 15 ans, Perrine Laffont est à la fois la benjamine de la délégation tricolore engagée à Sotchi, la seule Française en bosses et l’une des premières à entrer en lice, dès ce jeudi, à l’occasion des qualifications. Portrait.

Elle est née le 28 octobre 1998 à Lavelanet, trois mois après un certain 12 juillet 1998 au cours duquel Fabien Barthez, lui aussi natif de Lavelanet, fut sacré champion du monde avec les Bleus. S’il lui sera impossible de détrôner l’ancien gardien de l’équipe de France du trône d’ambassadeur éternel de cette petite commune ariégoise de 6 000 âmes, Perrine Laffont s’est déjà fait un nom en s’apprêtant à participer aux Jeux Olympiques de Sotchi. Une sacrée performance à seulement 15 ans et 3 mois.

Mais au-delà du prisme local, c’est carrément une dimension nationale que vient subitement de prendre ce petit bout de femme, propulsée benjamine de l’équipe de France olympique. Et par conséquent, sous les feux des projecteurs incandescents des médias. « Depuis ma qualif, tout le monde est autour moi car je suis la jplus eune française, raconte-t-elle avec fraîcheur et l’accent du Midi-Pyrénées. Au début, c’est impressionnant parce qu’il y encore un an, j’étais inconnue. »

Déjà très pro

Comme si le destin voulait lui faire subir une formation accélérée et lui tanner le cuir à la vitesse grand V, cette lycéenne de seconde au lycée climatique et sportif de Font-Romeu est également la seule fille de l’équipe de France de bosses (ski acrobatique) engagée à Sotchi. « Au début, j’avais de l’appréhension, reconnait-elle. Mais même si je suis la seule fille, toute seule avec des garcons qui ont de 19 à 30 ans, personne ne m’a pris pour une merdeuse ! » Bien au contraire. « Comme c’est la plus jeune de la délégation, on la prend sous notre aile, précise Guilbaut Colas, vice-champion du monde 2007 en parallèle. Il faut la préserver, la couver. Elle m’impressionne car elle est très professionnelle, elle a une fluidité de ski. Elle a encore de petits points à améliorer comme en acrobatie, mais elle est encore très jeune. »

« Elle est calée, sereine et calme, poursuit son entraîneur, Ludovic Didier. Elle est un peu couvée, facile à gérer. Il n’y a pas de soucis à se faire pour elle. » Et même si ces Jeux ne seront pour elle que ceux de la découverte et de l’apprentissage (elle a tout de même décroché cette saison une honnête 11e place à Lake Placid), nul doute qu’elle devrait prendre rendez-vous pour de prochaines Olympiades. Avec qui sait, des métaux précieux à la clé qui lui permettraient de se rapprocher un peu plus de son glorieux ainé de Lavelanet.

G.Mathieu (avec PT) à Sotchi