RMC Sport

Rolland : «Je ne pense plus à mon accident»

Marion Rolland, parfaite aux entrainements a maintenant rendez-vous avec la course samedi à  Lake Louise

Marion Rolland, parfaite aux entrainements a maintenant rendez-vous avec la course samedi à Lake Louise - -

La descendeuse française est de retour en Coupe du monde après son grave accident aux JO de Vancouver. Après s'être illustrée lors des entraînements à Lake Louise, elle entame sa saison ce vendredi soir (20h30) tambour battant.

Marion Rolland, première et cinquième des séances d’entraînement à Lake Louise, vous effectuez un retour en fanfare !
Je ne m’étais pas fixée d’objectifs sur cette course et j’ai eu de bonnes sensations depuis que je suis revenue de blessure (rupture ligaments croisés). Je voulais skier comme à l’entraînement en posant mon ski. Mais c’est vrai que ça m’a surpris de revenir aussi bien et aussi vite. L’an dernier j’avais commencé à venir chercher les filles du Top 5, je savais que j’avais le niveau, mais dès la première course, non je ne m’y attendais pas.

Votre blessure, c’est vraiment du passé ?
Ça va quand je skie, c’est plutôt après l’effort que j’ai des douleurs qui reviennent assez vite.

Le Canada, c’est un endroit un peu spécial pour vous…
Je n’aborde pas cette saison comme une revanche sur la saison dernière, j’ai à confirmer mais je n’ai plus rien à prouver. Franchement en venant ici je n’y pense pas du tout. Lake Louise ce n’est pas Whistler (NDLR : elle s’était gravement blessée dès le départ de la descente olympique à Vancouver).

Comment va le groupe des descendeuses françaises ?
L’an dernier on était très fortes. Avec les nouvelles recrues, on s’est bien tiré la bourre aux entraînements.

Les résultats des Français dans les autres disciplines doivent vous booster…
Carrément. Jean-Baptiste (Grange) gagne en slalom (Levi), Clarey fait 5e ici, Tessa gagne à Aspen… Maintenant c’est au groupe de vitesse des filles !

Un mot sur la concurrence ?
On a vu que Julia Mancuso était en forme, mais il n’y a pas de nouveau visage, on va attendre un peu.

Propos recueillis par George Quirino