RMC Sport

Barthet : « Le travail paye et ça se voit enfin ! »

Anne-Sophie Barthet

Anne-Sophie Barthet - -

Anne-Sophie Barthet a réalisé une superbe remontée pour aller chercher la 10e place du slalom de Lienz, remporté par Marlies Schild. La Française réalise son meilleur résultat dans cette discipline depuis 2011 et redonne un peu le sourire à son groupe.

Anne-Sophie Barthet, quel est votre sentiment sur votre belle remontée aujourd'hui ?

Avec un dossard 52 sur la première manche, j’ai eu le droit à une piste défoncée. Une fois le premier cut passé, on se dit qu’il faut gagner la seconde manche pour grappiller autant de places que possible car une 22e place ne m’aurait servi à rien au niveau des dossards. Une 10e place va peut-être m’aider à partir dans les 30 premières sur la prochaine étape de Coupe du monde. Aujourd’hui, c’était le couteau entre les dents, ça passe ou ça casse.

Ça vous permet d'enfin confirmer votre belle forme sur les entraînements...

En géant, j’ai beaucoup de frustration. Même hier (samedi), je n’ai pas tout évacué (25e, ndlr). Le ski est là, je le sais. Sur les courses annexes, tout se passe bien puisque les victoires s’enchaînent. Quand la Coupe du monde arrive, ça se passe bien sur les deux premiers intermédiaires. Et puis souvent, je ne vois pas la ligne d’arrivée, je tombe avant. Aujourd’hui, c’est un grand soulagement d’avoir pu produire le ski que j’ai montré. Oui, le travail paye et enfin ça se voit.

Pensez-vous que cette 10e place peut être un déclic ?

On dit qu’il y a des cercles vicieux et des cercles vertueux. Est-ce que cette 10e place vient d’entraîner un cercle vertueux ? Je l’espère car pour le moment, c’était plutôt dans l’autre que je me trouvais. Effectivement, je suis assez sereine et j’espère pouvoir concrétiser ce résultat dès la prochaine course.

Est-ce que ce résultat peut donner un nouveau souffle au slalom féminin ?

Je l’espère. Ce qui peut aider un groupe, c’est d’avoir une leader qui peut poser une base aux entraînements. C’est ce que Tessa a donné en géant et c’est ce qui fait que les résultats ont pu progresser ces dernières années. Loin de moi de dire que je suis leader en slalom. Il y a Nastasia (Noens) et je lui en laisse tout le loisir (rires). A l’entrainement, tout se passe bien pour tout le monde. Il y a une émulation et on est toutes dans les mêmes chronos. J’espère que ma course d’aujourd’hui va montrer aux autres que c’est possible de faire une bonne course avec un dossard élevé et qu’elles le feront sur les prochaines courses. Avec le dossard 63, Marion Bertrand termine 18e aujourd’hui. On est deux sur cinq à être contentes et j’espère que ce sera le cas pour les autres lors de la prochaine Coupe du monde.

Malgré sa période difficile, considérez-vous toujours Nastasia Noens comme votre leader ?

Oui. Notre leader est celle qui a le meilleur dossard. C’est Nastasia, donc elle est notre leader. Il n’y a aucun problème là-dessus. Mais on n’a pas vraiment une culture du leadership qui est très développé dans notre groupe. On est toutes des amies et on se met toutes sur le même piédestal. S’il y en a une qui y arrive, les autres peuvent le faire aussi.

La rédaction