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Dix raisons de suivre les Bleus cet hiver

Martin Fourcade

Martin Fourcade - -

Si l’arrivée de l’hiver sonne le retour des fondues-raclettes en famille ou entre amis, elle marque aussi la reprise de la saison de ski, dont la 2e étape a lieu ce week-end à Levi. Et en cette année olympique, il y a de nombreuses raisons de suivre les Bleus sur le grand cirque blanc.

1. Pour pouvoir réviser avant les JO

Si beaucoup se trompent en pensant que les sports blancs ne se suivent que tous les quatre ans, il est vrai que cette année, les Jeux Olympiques seront particulièrement au centre des attentions. Du 7 au 23 février prochains, les amateurs de sports d’hiver seront devant leurs écrans de télévision pour encourager Alexis Pinturault et sa bande. Mais pourquoi attendre le mois de février, alors que les Bleus sont sur le point de lancer leurs Coupes du monde respectives (exceptés les géantistes qui ont commencé à Sölden, fin octobre) ? Alors, si Thomas Krief et le half-pipe ont encore des secrets pour vous, si les règles du snowboardcross de Nelly Moenne-Loccoz ne vous semblent pas encore très claires, ou si vous avez simplement envie d’être incollables pendant les Jeux, la Coupe du monde est faite pour vous.

2. Parce que Martin Fourcade est le meilleur biathlète du circuit

Depuis deux saisons, Martin Fourcade (25 ans) survole le monde du biathlon. L’hiver dernier, le cadet est devenu le deuxième biathlète de l’histoire à réaliser le Grand Chelem après Raphaël Poirée, en 2004. Avec cinq médailles d’or mondiales, deux gros globes de cristal et sept petits, le Catalan a déjà tout gagné dans son sport. Enfin, presque. Le natif de Céret ne peut toujours pas contempler l’or olympique dans sa clinquante vitrine. Ça tombe bien, dans trois mois, il y a Sotchi

3. Pour avoir la confirmation que notre porte-drapeau est formidable

Le roi du combiné nordique, Jason Lamy-Chappuis, a été désigné porte-drapeau de la délégation française pour les JO, le 14 octobre dernier. Un choix logique, qui est venu couronner un palmarès colossal. Pour ceux qui ne le connaissent pas encore, Jason Lamy-Chappuis, pour faire court, c’est : un titre olympique en individuel (2010), quatre titres mondiaux (2 en individuel, 2 par équipes), trois gros globes de cristal (2010, 2011, 2012), 23 victoires en Coupe du monde, une multitude de podiums divers et variés, sans oublier une humilité qui n’a d’égal que son talent. Vous obtenez ainsi la recette idéale pour le porte-drapeau parfait.

4. Pour suivre l'incroyable retour de Julien Lizeroux

Quel plaisir de revoir Julien Lizeroux ! On l’avait quitté en larmes lors de l’annonce de son forfait pour les Mondiaux de Garmisch en 2011, on le retrouve aujourd’hui prêt à se lancer dans sa septième saison de Coupe du monde. Un retour héroïque après 34 mois d’absence et de galères. Entre sa grave blessure au genou gauche, ses opérations et la rééducation, « Lizerette » a traversé deux saisons blanches. S’il ne cache pas avoir pensé à tout arrêter, l’ancien vice-champion du monde de slalom et de combiné sera au départ du slalom de Levi (Finlande), le 17 novembre prochain. Une grande victoire pour le Plagnard, qui s’est désormais fixé l’incroyable défi de se qualifier pour les JO…

5. Pour voir éclore la pépite Pinturault

Alexis Pinturault n’a que 22 ans et pourtant, c’est déjà le leader de l’équipe de France de ski alpin. L’année dernière, le skieur de Courchevel a confirmé son incroyable talent. Sept podiums en Coupe du monde, dont trois victoires et des Championnats du monde convaincants (trois 6e places et une 5e place). Déjà auteur d’un podium la semaine dernière à Sölden, « la Bête » nourrit de grandes ambitions pour sa saison olympique. La médaille olympique, évidemment. Mais aussi le classement général de la Coupe du monde. « Sportivement parlant, c’est plus intéressant de gagner le gros globe », estime le Savoyard. Dans l’histoire de la Coupe du monde, seuls deux Français sont parvenus à décrocher ce titre récompensant le skieur le plus complet de l’hiver : Jean-Claude Killy (1967, 1968) et Luc Alphand (1997). Autant dire que le défi est de taille pour Alexis Pinturault, mais pas insurmontable…

6. Pour voir Coline Mattel entrer dans l'histoire de son sport

Coline Mattel n’est plus la gamine du circuit. La sauteuse de Sallanches, qui a fêté ses 18 ans le 3 novembre dernier, sera au départ de sa troisième saison sur le circuit Coupe du monde. Déjà ! Alors que sa médaille de bronze aux Mondiaux d’Oslo en 2011 ne paraît pas si loin que ça, la Française a rendez-vous cette année avec l’histoire de sa discipline. Le 11 février prochain, le saut à skis féminin participera en effet à ses premiers JO, 90 ans après le premier sacre olympique d’un sauteur, le Norvégien Jacob Tullin Thams. Avec ses sept podiums en Coupe du monde la saison dernière, dont une victoire à… Sotchi, Coline Mattel fait évidemment partie de la « short-list » pour la médaille d’or. Si la Japonaise Sara Takanashi et l’Américaine Sarah Hendrickson semblent un cran au-dessus, la Française a tout le talent pour bousculer la hiérarchie.

7. Parce qu'avec Tessa Worley, c'est « Puce » que parfait

Du haut de ses 24 ans et de son mètre cinquante-sept, Tessa Worley a atteint les sommets l’hiver dernier à Schladming. Sacrée championne du monde de géant, la « Puce du Grand-Bornand » a écrit la plus belle page de sa carrière, tout autant synonyme de consécration que de confirmation. Du grand, du très grand Worley. Mais ça, c’était il y a déjà 10 mois. Aujourd’hui, « Tess » doit assumer son nouveau statut. Mais la Bornandine a du caractère et les épaules assez solides pour faire face à la pression. Avec 107 départs en Coupe du monde, 12 podiums et 7 victoires, Tessa Worley a l’expérience pour pouvoir gérer l’attente qu’elle suscite. Le public rêve de la voir couronnée à Sotchi, ça tombe bien, elle aussi ! 

8. Pour ne pas rater les grands débuts du half-pipe aux JO

Kevin Rolland, Thomas Krief, Ben Valentin, Xavier Bertoni. Cette bande de potes, tous aussi dingues que talentueux qui forment à eux quatre la « French Freeski Project », s’apprête à faire le show à Sotchi ! Pas toujours connu du grand public, le ski half-pipe va faire ses grands débuts aux Jeux Olympiques. Cette petite « révolution » dans le monde de la glisse est surtout l’occasion de découvrir une discipline qui ne cesse d’attirer des nouveaux fidèles. Avec des sauts pouvant atteindre huit mètres de haut, des figures plus folles les unes que les autres, le half-pipe va montrer qu’il n’a pas volé sa place olympique. En attendant le début de saison (à Copper Mountain, le 19 décembre) et Sotchi, vous pouvez déjà vous régaler avec leurs multiples vidéos sur la toile… Et croyez-nous, ça vaut le détour ! 

9. Pour assister à la fin glorieuse d'Ophélie David

Sept globes de cristal, trois médailles mondiales, dont une en or, 51 podiums sur 80 courses en Coupe du monde, dont 25 victoires. Ophélie David est, à n’en pas douter, la référence du skicross féminin. Mais à 37 ans, la skieuse de l’Alpe d'Huez le sait, elle vit « très certainement » sa dernière saison sur le circuit, même si elle laisse une petite porte ouverte car si elle a « encore envie de skier à la fin de la saison, elle regrettera trop d’avoir annoncé sa retraite ». Seule certitude, les Jeux Olympiques de Sotchi seront ses derniers… Alors que tout le monde la voyait sur le podium à Vancouver en 2010, la native de Cucq avait chuté en quarts de finale. Quatre ans plus tard, elle compte bien gommer cette tache au tableau en décrochant le seul titre qu’il manque à sa carrière.

10. Parce que la France dispose d'une brochette de champions

On a eu la génération de Marielle Goitschel et Jean-Claude Killy, qui ont conduit l’équipe de France aux sommets lors des Mondiaux de ski alpin à Portillo en 1966 (16 médailles) et des JO de Grenoble en 1968 (9 médailles), on a eu Albertville en 1992 (9 médailles), avec les sacres de Fabrice Guy et Edgar Grospiron, ou encore l’épopée de Salt Lake en 2002, avec la bande à Carole Montillet, Jean-Pierre Vidal et Raphaël Poirée qui a raflé 11 breloques olympiques (record pour la délégation française, à égalité avec les JO 2010). Mais le groupe tricolore qui se présente à Sotchi est certainement l’un des plus complets de l’histoire. Avec des potentiels champions olympiques et de nombreuses chances de médailles dans chaque discipline, le France dispose d’une armada plus qu’homogène. En bon patron, Fabien Saguez est conscient de cette spirale positive et voit les choses en grand pour Sotchi. Le DTN du ski français compte en profiter pour aller chercher 15 médailles, dont 5 en or…

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Alexandre Mispelon