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EN VIDEO – Rolland : « La médaille d’or, un rêve d’enfant »

Marion Rolland

Marion Rolland - -

Marion Rolland est devenue championne du monde de descente ce dimanche à Schladming (Autriche). Trois ans après son cauchemar aux JO de Vancouver, la Française savoure sa revanche.

Marion, quelle est votre réaction après cette superbe médaille d’or ?

Je ne réalise pas encore que je suis vraiment championne du monde. Je m’étais dit aujourd’hui que si je voulais aller chercher la médaille, il ne fallait rien lâcher. Cette médaille représente un rêve d’enfant. Tous les petits skieurs ont envie d’être champion du monde et olympique. C’est un de mes rêves que je réalise. J’avais vraiment envie. C’est une course d’un jour, qui peut changer ma vie de sportive. Certains disent que je rentre dans l’histoire mais en tout cas, ça laisse une trace !

Prenez-vous ce titre comme une revanche des Jeux Olympiques de Vancouver ?

Ça fait un moment que je les ai oubliés. Je ne prends pas cette médaille comme une revanche. Je le prends comme l’aboutissement d’un gros travail, mis en place avant 2010. C’est sûr qu’à Vancouver, ce n’était pas le jour où il fallait tomber dès le départ. Mais ça fait partie de la carrière du skieur de se blesser. C’est la vie. On passe par des moments moins drôles dans une carrière et il faut réussir à rebondir derrière. J’y suis arrivée grâce à tous mes coaches, ma famille et mes amis. Ils m’ont aidé à croire un peu plus en moi aujourd’hui.

Comment avez-vous vécu la Marseillaise dans l’aire d’arrivée ?

C’était juste génial ! Je me suis dit qu’elle était vraiment pour moi. Je l’avais déjà vécu quand j’avais gagné le super-G des Jeux Olympiques juniors. Et je m’étais dit qu’il fallait vraiment que je revive ce genre de moment dans ma carrière. Tu sens que tu fais partie de l’équipe de France et d’un pays. C’est hyper valorisant quand tu vois ton drapeau monter et ton hymne être chanté. C’était vraiment fort.

Vous vous êtes forgée un véritable mental d’acier. Comment l’expliquez-vous ?

Je travaille depuis 2009 avec Nicolas Burtin (chef du groupe vitesse féminine, ndlr). C’est une grosse aide. Dans le sport, le mental a vraiment un grand rôle. Nicolas n’est pas un gourou, c’est quelqu’un qui arrive à comprendre comment je fonctionne. Il m’aide à progresser sur mes points forts et combler mes points faibles. Il fait partie de toute la machine mise en œuvre pour parvenir à cette victoire. Je ne suis pas quelqu’un de très confiante dans la vie de tous les jours. Sur les skis, il faut vraiment que je me force à l’être pour arriver à être au mieux et arriver à croire ne mes capacités. Je ne cesse de me dire que je suis capable de faire de belles choses mais ça demande vraiment un gros travail pour arriver jusqu’à ce résultat.

Est-ce que les médailles de Gauthier de Tessières et David Poisson vous ont motivée ?

Quand tu vois tes copains qui rentrent à l’hôtel avec des médailles, tu te dis forcément que tu vas aller en chercher une. Ce sont des mecs géniaux que j’adore. Je sais par où Gauthier et David sont passés. Ils n’ont pas eu que de la chance dans leur carrière. Je pense qu’on arrive tous au bon moment sur ces Mondiaux. On a chacun nos histoires personnelles. On a tous la maturité et l’expérience de certains gros événements. On arrive ici en sachant ce qu’est une course d’un jour. On a su se transcender. 

Le titre de l'encadré ici

La France en tête du tableau des médailles |||

Après l’argent de Guathier de Tessières en super-G, le bronze de David Poisson et l’or de Marion Rolland en descente, l’équipe de France de ski alpin pointe en tête du tableau des médailles après la première semaine des Mondiaux de Schladming. Les Bleus foncent ainsi vers leur bilan des championnats du monde à Garmisch en 2011, où ils avaient raflé quatre breloques. En attendant les JO 2014, les Bleus comptent bien prolonger la fête la semaine prochaine avec les épreuves techniques. Peut-être dès lundi, avec Alexis Pinturault sur le super-combiné (départ de la descente à 12h).

Georges Quirino à Schladming