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Grange : « Je sais ce que j’ai à faire »

Jean-Baptiste Grange

Jean-Baptiste Grange - -

Il s’est fait peur, mais s’en est sorti indemne. Victime d’une chute sur son épaule opérée le printemps dernier, samedi à Loveland (Etats-Unis), le skieur français donne rendez-vous ce mardi pour le Géant d’Aspen, sur le circuit NorAm.

Jean-Baptiste, comment allez-vous après cette chute ?

C’était la première chute sur cette épaule. C’est toujours bien quand on voit qu’elle tient et que l’opération a bien marché. J’en suis à huit mois après l’opération. J’avais quelques certitudes, mais c’est vrai que tant qu’on n’est pas retombé sur l’épaule, on ne peut pas savoir. Quand j’ai impacté, j’ai vu que les muscles avaient tenu. C’est positif. Je me serais bien passé de cette chute, mais ce sont des choses anodines. C’est là qu’on se rend compte que c’est important d’avoir été opéré.

Le week-end est d’autant plus positif que vous aviez pris la septième place de la première manche…

Les sensations étaient plutôt bonnes. C’était la première manche de la saison, il y avait forcément un peu de tension. Ça faisait un petit moment que je n’avais pas fait de slalom, j’étais donc assez satisfait. C’était une course assez délicate car je partais assez loin au niveau du dossard (ndlr : 17). J’ai pu voir que j’étais dans le coup sans faire une manche extraordinaire. J’ai vu que le ski était en place et que j’avais bien bossé depuis ma reprise. Ça suit son chemin et ça monte tout doucement en puissance.

Comment voyez-vous l’organisation de votre saison entre le Géant et le slalom ?

En Géant, l’objectif est de grappiller des points. Les objectifs sont revus à la baisse. En slalom, je sors d’une très belle année avec un titre de champion du monde. J’espère pouvoir jouer aux avant-postes. Mais je sais aussi que j’ai eu une opération. Il n’y a pas de précipitation à avoir. Si ça doit prendre un peu de temps, et bien ça prendra un peu de temps.

Ressentez-vous de la pression en tant que locomotive de cette équipe de France ?

Je commence à avoir l’habitude de ce genre de situation et à ce statut de leader, mais l’équipe est de plus en plus dense et a des résultats dans de plus en plus de disciplines. Je sais ce que j’ai à faire. J’ai l’habitude de gérer ces moments. Je suis plutôt serein.