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Marchand-Arvier, deux ans après

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A Val d’Isère il y a deux hivers, elle était devenue vice-championne du monde du Super-G. A Garmisch-Partenkirchen, Marie Marchand-Arvier n’a qu’une envie : se lâcher. C’est à partir de 11h ce mardi.

Elle est arrivée dès samedi dans la station allemande, histoire de prendre ses marques au plus vite. Marie Marchand-Arvier a vite été tester la neige, évaluer l’état de la piste : « Il va falloir se battre fort. Ce ne sont pas de sensations très agréables, avec beaucoup de petits mouvements de terrain. Ce sera un combat », se réjouit-elle. Car la bagarre, elle aime ça. « Ca me plait, c’est difficile. Il faut avoir le cœur posé sur les skis et ne pas réfléchir trop. ». C’était déjà sa recette il y a deux ans, lorsqu’elle avait décroché l’argent aux Mondiaux de Val d’Isère. Elle avait alors assumé son statut de favorite en grimpant sur le podium. « Ca reste un très bon souvenir. Mais on est en 2011, j’ai envie de penser au présent », sourit-elle.

En retrait depuis deux hivers, la Française devra créer l’exploit pour rééditer sa performance : « Lindsay (Vonn) et Maria (Riesch) sont de grandes championnes. Mais elles auront peut-être la pression. Nous, on a la chance d’être outsiders mais de garder notre chance », espère la skieuse de Laxou. Son DTN Fabien Saguez ne dit pas autre chose : « Je pense qu’il y aura des places sur le podium à prendre. Et Marie a un titre de vice-championne du monde à défendre. » « C’est une course d’un jour. J’ai envie de saisir ma chance, de me livrer totalement », dit-elle à quelques heures de ce Super-G qui ouvre la compétition. Si « MMA » pouvait aussi ouvrir la voie aux Bleus…