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Pinturault : « On va mettre la sauce ! »

Alexis Pinturault

Alexis Pinturault - -

Alexis Pinturault espère profiter du super-combiné de Wengen pour aller chercher sa première victoire de la saison en Coupe du monde. Une piste qu’il affectionne particulièrement et sur laquelle il s’est imposé l’année dernière.

Alexis Pinturault, comment abordez-vous le super-combiné de Wengen ?

J’apprécie toujours ce week-end à Wengen. J’adore l’endroit. Il y a une très belle descente, sur laquelle je me fais toujours plaisir, et un magnifique slalom. Pour moi, cette piste fait partie des plus belles. Il y a vraiment une ambiance particulière ici et je l’apprécie beaucoup. Après, ce sera un week-end tout aussi important que les autres. Le slalom sera une phase de « reconstruction ». A Adelboden, j’ai fait un résultat pas satisfaisant, mais encourageant (23e). J’ai réussi à arriver en bas, alors que ça faisait trois slaloms que je n’y étais pas parvenu. Maintenant, je vais essayer d’oublier toutes mes fautes d’Adelboden. Maintenant, on va mettre la sauce !

En super-combiné, on vous voit comme le plus fort...

Le plus fort, non. En descente, je suis loin d’être le meilleur. Pour moi, un bon super-combiné passe toujours par la descente. Il va falloir que je limite la casse, comme d’habitude en descente. Et puis je pourrai refaire mon retard en slalom. Il faudra que je reste concentré car sur un super-combiné, rien n’est jamais acquis. Je peux très bien me retrouver en dehors des 30 premiers après la descente et du coup, ce sera tout de suite très compliqué pour faire une belle remontée en slalom. L’année dernière, ça m’avait bien réussi ici et à Kitzbühel. Mais beaucoup moins aux Mondiaux de Schladming (6e).

La concurrence paraît moins forte par rapport aux autres disciplines...

Il y en a moins. Mais c’est toujours suffisant pour qu’il y ait une réelle concurrence. Après, c’est certainement la discipline où il y a le moins de concurrence parmi les 30 meilleurs. Mais elle est toujours aussi rude chez les cinq premiers, encore plus pour le podium. Par exemple, Ivica (Kostelic) est bon en descente, comme en slalom. Svindal skie très, très vite en descente et peut bien limiter la casse en slalom. Benjamin Raich, aussi, est bon dans les deux disciplines. Je pourrais en citer beaucoup d’autres.

Accordez-vous la même importance au super-combiné qu'au slalom ou au géant ?

Ce n’est pas la plus connue, mais c’est une discipline aussi importante qu’une autre car ça reste une compétition. Je suis partisan pour qu’il y en ait plus, mais c’est une discipline qui est plus compliquée pour la logistique. Elle est également importante car elle rapporte aussi une médaille aux championnats du monde et aux Jeux Olympiques.

Le super-combiné peut-il vous donner des repères pour le slalom de dimanche ?

Chaque course est complètement différente. Mais ça peut m’apporter des sensations et surtout de la confiance. Un bon feeling par rapport à mon slalom peut me faire du bien. En ce moment, je n’ai qu’un bon feeling sur certaines portions du slalom, où je sais que je skie très vite. Mais le problème, c’est qu’il manque la longueur car je fais encore quelques fautes. Pourquoi ne pas remettre les choses en ordre sur le super-combiné.

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Propos receuillis par Georges Quirino