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"Pour l’instant je n'ai pas été très bon", confie Clément Noël avant le slalom nocturne de Schladming

Sevré de victoire depuis 352 jours, Clément Noël réalise pour l’instant un hiver 2020\/2021 nettement en dessous de ses attentes. Lucide sur ses performances, le sextuple vainqueur de slaloms en Coupe du monde arrive à Schladming avec dans l’idée confirmer son premier podium de la saison, obtenu à Flachau mi-janvier. Un endroit qu’il adore, et où il n’a jamais gagné.

Un an presque jour pour jour après ton dernier succès à Chamonix, ça vous manque ce goût de la victoire ?

C’est sûr que ça me manque. Ce n’est pas pareil de faire podium ou de gagner, ça n’a même rien à voir. Podium c’est bien, on ne peut pas être déçu quand on est sur le podium, mais on ne peut pas être non plus à 100% satisfait car on n'est pas premier. Enfin ça dépend des gens, mais moi c’est vrai que la sensation et les émotions que procure une victoire, c’est différent, donc ça me manque. Rien ne remplace le goût d’une victoire.

Justement, Schladming, une course un peu folle l’an passé dont vous terminez 4ème après avoir frisé l’élimination en première manche, qu’est-ce que cela représente ?

Ça représente beaucoup pour les slalomeurs. C’est la plus grosse course de slalom en termes d’ambiance, le mythe de Schladming se fait surtout grâce à l’ambiance, grâce à ce public, ça en fait une soirée un peu folle. Malheureusement cette année tout le charme de Schladming est enlevé et ça en devient quasiment une coupe du monde comme une autre. Kitzbühel, Wengen, ce sont des pistes particulières avec une histoire, Schladming, le mythe vient de l’ambiance, et s’il n’y a pas de public c’est différent.

Vous aimeriez quand même gagner sur la Planai dans ce contexte ?

Si on me disait, « tu n’as le droit de gagner qu’une seule fois Schladming dans ta carrière », je ne choisirais pas cette année. Maintenant ça reste Schladming, une grosse course, un endroit que j’aime bien. De toute manière je n’ai pas le choix car pour l’instant je n'ai pas été très bon. Si je peux être bon, peu importe où, ce serait très bien.

Le globe du slalom vous y pensez ? (7ème à 196 points de l’Autrichien Marco Schwarz)

Non, là c’est compromis, si ça devait tourner ce serait inattendu. Donc y’a pas de ça dans mon esprit. Je veux gagner des courses, c’est ça le plus important. Être content de mes courses, faire des manches pleines, si je fais ça jusqu’à la fin de saison peut être que je gagnerai quelques places. Mais le plus important ce serait de faire des courses pleines, d’être fier de mes courses.

Arnaud Souque