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Sölden : Worley a faim de cristal

Tessa Worley

Tessa Worley - -

Après avoir raté de peu le petit globe de cristal en 2011 et en 2012, Tessa Worley a de grandes ambitions cette année avec la Coupe du monde qui débute ce samedi à Sölden et les Mondiaux de Schladming en ligne de mire.

Deux ans qu’elle voit le globe du géant lui filer sous les yeux pour revenir à l’Allemande Viktoria Rebensburg. Deuxième en 2011, troisième en 2012, Tessa Worley aborde la première manche de la Coupe du monde de la saison ce samedi à Sölden (Autriche) avec une faim de cristal. « Je suis très contente de faire 2e ou 3e mais le globe reste la récompense ultime », reconnait la skieuse franco-australienne, qui était en stage avec l’équipe de France les 22 et 23 octobre à Tignes.

A 23 ans, la blonde du Grand-Bornand veut rester sur la vague de ses deux dernières saisons, ponctuées par cinq victoires, pour décrocher le Graal. Sa médaille de bronze dans le géant des Mondiaux de Garmisch il y a deux ans n’a fait qu’augmenter sa confiance. « Aujourd’hui, je suis plus précise dans mon travail, explique-t-elle. Sur chaque course, je sais que je peux y aller pour la gagne. » En février, la crème de l’alpin mondial aura rendez-vous en Autriche, à Schladming. Et Tessa Worley ira défendre sa breloque.

« Sölden aura valeur de test »

Qui dit Mondiaux, dit année impaire et donc aussi veille de Jeux Olympiques. Sotchi est dans les têtes. Comme l’explique Fabien Saguez le DTN du ski tricolore, les Mondiaux font office de « temps intermédiaire » avant le grand raout de 2014 sur les bords de la mer Noire. Aux deux-tiers de l’olympiade, l’alpin français peut compter sur Worley. Au même titre que Jean-Baptiste Grange et Alexis Pinturault, qui reprendront début décembre à Beaver Creek, l’héritière de Régine Cavagnoud est devenue incontournable. « Tessa est le fer de lance chez nos filles », confirme Michel Vion, patron de la FFS.

Confiante, reconnue, Worley n’a plus qu’à… A Sölden, elle veut confirmer ses bonnes sensations. D’autant qu’avec les nouveaux skis réglementaires, plus longs, moins paraboliques, les skieurs ont dû se mettre au diapason. « Sölden aura valeur de test, j’y vais pour me mettre sur de bons rails. » Jamais très heureuse sur le glacier du Rettenbach, qui sert d’ouverture pour la saison depuis 2000, Worley essaiera d’oublier ce bâton perdu l’an dernier en haut du mur. Une quatrième place qu’elle n’entend pas revivre samedi.

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Worley en Super G ?|||

La Bornandine entame une diversification. Cet été au Chili, elle a pour la première fois travaillé la vitesse pendant une semaine. Si elle ne se voit pas sacrifier les épreuves techniques pour la descente, Tessa Worley imagine bien tenter l’aventure en Super G. « J’ai des objectifs plus poussés cette année », déclare la skieuse, qui entend prendre la trace d’Alexis Pinturault, autre polyvalent du ski tricolore.

Louis Chenaille (avec E.J., G.Q.)