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Théaux : « Je m’imagine avec un titre à Sotchi »

Adrien Théaux

Adrien Théaux - -

Avec déjà deux podiums cette saison, Adrien Théaux fait le plein de confiance en vue des Jeux. A Sotchi, le skieur de Val Thorens, qui participera à la descente de Bormio dimanche, ne veut rien d’autre qu’une médaille olympique.

Adrien, comment s'est passé le premier entraînement sur cette descente de Bormio ?

Ça ne s’est pas trop mal passé. On veut toujours faire mieux, mais ça reste un entraînement. C’est fait pour tester des skis et faire pas mal de réglages, en essayant quelques trajectoires. Cette descente est parfaite pour bien digérer Noël (rires). Pour ceux qui ont trop mangé, c’est souvent difficile ici.

Vous abordez cette descente de Bormio en confiance après votre 3e place sur le Super-G de Val Gardena...

L’idée est de prendre des podiums à chaque course. Après, on n’est pas tout seul. Ce n’est pas simple. Mais un podium ici, ça me ferait extrêmement plaisir. On va déjà essayer de bien skier. Le but, c’est de marquer un maximum de points et arriver en forme aux Jeux, avec le plein de confiance surtout. 

Si vous comptez dix podiums en Coupe du monde, vous êtes toujours à la recherche d'une performance sur une grande compétition...

Ça s’est bien passé en Coupe du monde. Mais aux Mondiaux, mon meilleur résultat est une cinquième place, à Val d’Isère, en 2009. Sur les autres championnats du monde, ce n’était pas du tout ce que j’espérais, même si ça reste des bonnes places d’honneur. Mais aux JO et aux Mondiaux, il n’y a que les médailles qui comptent. Pour moi, le reste n’a pas d’importance. J’espère pouvoir m’aligner sur trois disciplines aux JO et briller au moins sur l’une des trois. Ça sera déjà un bon début. 

Dans quelle discipline vous sentez-vous le plus à l'aise ?

C’est 50-50. J’ai le même nombre de podiums en Super-G et en descente (5, ndlr). Les deux disciplines me plaisent. Après, je ne vais pas faire mon difficile. Si une médaille arrive dans l’une des deux, ça sera déjà très bien. Je pense qu’il y a aussi moyen de jouer quelque chose de très bien sur le super-combiné. A Sotchi, la descente me plaît, le slalom est difficile. J’étais sorti à six portes de l’arrivée, mais ça s’était plutôt bien passé. Donc je vais également compter là-dessus.

Vous imaginez-vous avec une médaille d'or autour du cou à Sotchi ?

C’est faisable. J’ai encore gagné l’année dernière. La piste à Sotchi me plaît bien. On y est allé il y a deux ans et j’ai fini à la troisième place. Après, le ski est un sport d’extérieur. C’est vrai que des fois, je m’imagine avec un titre à Sotchi, mais je ne pense pas trop à ça pour le moment. Je vais d’abord devoir me qualifier. Il y a encore beaucoup d’étapes. On y pensera le moment venu. 

Après l'avalanche de blessures la semaine dernière, vous dites-vous qu'il y a une malédiction autour de l'équipe de France ?

Oui. J’espère que ça va s’arrêter car il y a aussi eu Pierre Vaultier qui s’est blessé en snowboard et Bastien Midol en skicross. Depuis le début de l’été, je pense qu’on n’a pas été gâtés. On pense très fort aux blessés. Il n’y a jamais de bon moment pour se blesser, mais aujourd’hui ce n’est vraiment pas facile. Nous, on essaye de ne pas trop y penser car il ne faut pas skier avec la retenue. C’est comme ça qu’on se fait mal.

Le fait qu'Alexis Pinturault prenne un peu toute la lumière vous permet-il d'être plus tranquille ?

Ça me permet d’être plus tranquille, oui. Après, si la lumière est sur nous, on ne va pas se plaindre non plus car ça veut dire que ça marche très bien. Alexis marche très fort en ce moment. Du coup, nous on peut faire notre truc de notre côté et ça marche très bien aussi. Si ça vient tant mieux mais si ce n’est pas le cas, je ne pense pas que ça soit très dérangeant.

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La rédaction