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Ski: "Une fierté d’être à côté de Hirscher et Pinturault", savoure Fanara après son podium

Leader jusqu’au passage de (l’imbattable?) Marcel Hirscher, Thomas Fanara est monté sur la deuxième marche du podium du géant d’Alta Badia, devant son compatriote Alexis Pinturault, ce dimanche. Fanara était sur RMC Sport pour évoquer cet exploit, lui qui dispute, à 37 ans, la dernière saison de sa carrière.

Thomas, pour votre dernière Coupe du monde, vous avez réalisé un come-back incroyable dans la deuxième manche. 14e à l’issue de la première, vous avez lâché les chevaux ensuite...

Oui, c’était très serré après la première manche, donc c’était jouable. Moi je me suis livré à 100%. Comme c’est ma dernière, j’avais vraiment envie de me donner à 100%, de n’avoir aucun regret. Donc quand je me suis élancé, j’ai tout donné. C’est après, en faisant les comptes, quand petit à petit les gars passaient derrière moi et que, finalement je suis monté sur le podium. Je suis vraiment super content du résultat.

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On passe par tous les sentiments en quelque sorte, non?

C’est ma dernière saison, j’ai envie d’en profiter à 100% et quand j’étais dans le siège je me disais: 'Profite, profite. Regarde, imprime, mémorise le moment’. Parce que, ces moments, je ne les revivrai plus. Vraiment, je suis trop content, j’ai pris mon pied à fond aujourd’hui.

Hirscher est inatteignable, à plus de deux secondes encore de tout le monde. Vous êtes un peu le premier quelque part, non?

Je suis le premier des poursuivants. Il nous décrédibilise un petit peu, mais c’est tellement un grand champion qu’être second derrière lui, je trouve que c’est une fierté, une chance de pouvoir partager un podium avec lui. Entre Marcel (Hirscher) et Alexis (Pinturault), deux grands champions. Je le prends plus comme une fierté d’être à côté de ces deux grands champions.

Avez-vous déjà vu, dans votre carrière, un skieur dominer autant les épreuves de ski?

Franchement, ce n’est pas parce que je cours en même temps que lui, mais je crois que personne ne m’en voudra si je dis non. Parce que j’ai rarement vu, de souvenir, quelqu’un autant dominer la Coupe du Monde. Ce qui est incroyable, c’est qu’en première manche on a l’impression qu’il n’est qu’à 85%, il maîtrise la course et en deuxième manche, c’est là qu’il s’exprime à 100%. Il va chercher la victoire sur la deuxième manche et ça suffit largement."

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