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Sotchi : Des arènes bien calmes

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Même si la descente, première épreuve de ski alpin des JO de Sotchi, ne s’est pas déroulée devant des tribunes pleines, les Russes répondent présent dans la majorité des enceintes olympiques. C’est plutôt l’ambiance qui a de quoi surprendre.

C'est l'histoire de la bouteille à moitié pleine ou à moitié vide. Ou plutôt des tribunes à moitié pleines ou à moitié vides... Si vous avez regardé la descente olympique à la télé ce dimanche, vous vous êtes peut-être dit qu'il n'y avait personne en tribunes. Drôle d'impression pour des JO. Doit-on en déduire que les Russes ont déserté les arènes olympiques ? Pas si sûr. Certes, l’ambiance dans la raquette du ski alpin n’avait rien d’extraordinaire. Certes, certains pans des tribunes semblaient bien dégarnis. Pourtant, les Russes affichent un intérêt certain à ces XXIIe JO d'hiver. Le ski alpin n’est simplement pas le fort de la nation dirigée par Vladimir Poutine.

Roza Khutor est historiquement une station de freestyle et de snowboard. Pas étonnant donc de voir les premières épreuves de slopestyle particulièrement suivies lors du premier week-end des Jeux. Et puis il y a les épreuves de glace. Les Russes sont des amateurs de patinage artistique. Les épreuves de dimanche soir, et notamment le passage de Plushenko, ont ainsi enflammé la patinoire. Dans les bars, de nombreux serveurs et clients se sont même arrêtés pour voir le passage de l’icône russe. Que ce soit à l’Iceberg, au hockey, au patinage de vitesse, les enceintes ont eu du mal à se remplir, avant de voir les spectateurs arriver.

Une Fan Zone déserte

Par la voix de son porte-parole, le Comité international olympique (CIO) a d’ailleurs tenté de justifier la faible affluence observée lors du premier jour de compétition sur plusieurs sites. Selon Mark Adams, « 92% des billets » avaient trouvé preneurs mais, d'après les estimations du CIO, en liaison avec le Comité d'organisation des JO de Sotchi, seules « 81% des places » étaient occupées. La déception vient plutôt du Parc Olympique. Il y a du monde, mais les artères et infrastructures construites étant gigantesques, l’ensemble sonne creux. Tout comme la Fan Zone de Roza Khutor, bien calme pendant les épreuves et désertes une fois qu’elles sont terminées.

Ils sont pourtant nombreux à avoir tenté de glaner un précieux sésame. « Je voulais vivre cet évènement de près confie Oxcana. J’ai déjà vu un match de hockey féminin. J’aurais voulu voir plus, mais je ne peux pas, car je n’ai pas pu acheter les billets. Tout est déjà pris. C’est à guichets fermés. » Assise à côté de la jeune femme, Suzana a son explication pour justifier les places vides. « Je pense que chaque pays a un quota de tickets. Je suis sûr que tous les tickets pour la Russie ont été vendus. » Peut-être pas à l’étranger. Selon nos confrères de la presse canadienne, en janvier dernier, 300 000 places sur 1,1 millions n’avaient pas trouvé preneurs, en raison principalement des craintes d’attentats et des vols trop chers.

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Pierrick Taisne (avec GM et FG) à Sotchi