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Violences sexuelles dans le patinage: "Je n'ai pas protégé Beyer", assure Gailhaguet

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Didier Gailhaguet, président de la Fédération français des sports de glace, est mis en cause pour son inaction après les révélations sur les agressions sexuelles subies par des jeunes patineuses. Il répond dans une conférence de presse.

[15h56]

La conf' est terminée

Didier Gailhaguet met un terme à sa conférence de presse après s'être expliqué pendant 1h30 devant la presse. Il a débuté par une heure d'explication avant de répondre pendant une heure aux questions. Il s'est montré très offensif contre la ministre Roxana Maracineanu, qu'il a qualifiée de "moralisatrice", et contre Marie-George Buffet, en poste entre 1997 et 2002.

Il assure ne pas être en faute et ne remet pas encore sa démission. Il dément aussi avoir protégé l'entraîneur Gilles Beyer.

[15h53]

"C'est regrettable que ces faits soient prescrits parce qu'ils méritaient un traitement réel de la justice."

[15h43]

Sur Morgan Cipres

"Il a fait une grosse connerie. C'est une photo de lui-même et de ses parties intimes. C'est sanctionnable aux Etats-Unis. On let en place tout un arsenal de choses pour essayer que ce garçon se remette dans ce droit chemin. Une sanction? Le retrait du conseil fédéral et tout ce qu'on va mettre en place avec la police, c'est pas mal quand même."

[15h41]

Il réfute toute complaisance avec Beyer

"Je demande qu'on m'apporte la preuve de l'omerta, du copinage, ça ne va pas être simple." Il rejette la complaisance avec Gilles Beyer. "Oui, je réfute mais je m'amuse de lire que tout le monde savait sur M.Beyer. Pourquoi tout le monde ne s'est pas exprimé et n'a pas porté plainte?"

[15h39]

Sur la tribune signée par les sportifs (qui soutiennent la ministre des Sports)

"C'est une très bonne idée. Ils ont le droit de soutenir qui ils veulent. J'ai réservé ma parole à la ministre qui ne m'a pas entendu."

[15h38]

Il n'a pas pris contact avec les plaignantes et les entraîneurs visés. "Je n’ai rien à dire à Beyer, a-t-il déclaré. Les faits parlent d’eux-même."

[15h36]

Détourne-t-il l'attention en visant Lang et Maracineanu?

"Je ne nie aucune responsabilité. Je suis devant vous, j'assume pleinement mes responsabilités, j’ai commis des erreurs."

[15h34]

Sur un ton ironique

"Je suis persuadé que ma démission va régler tous les problèmes du sport français et les abus sexuels dans le sport français. J'ai beaucoup souri à une proposition de la ministre que j'ai trouvée ridicule qui a dit qu’il fallait une homme et une femme pour enseigner. C’est ce que que nous avons dans beaucoup de clubs, ça n’a rien enlevé aux problèmes qui se sont posés. J’ai conscience de la gravité de la situation mais je ne suis pas inconscient de la situation."

[15h30]

Gailhaguet sur son refus de démissionner

[15h23]

Sur la consommation d'alcool de Beyer

"Ce sont des choses qui étaient connues." 

[15h20]

Sur le retrait de délégation

"Pour cela, il faut des motifs, explique son avocat. Veut-elle retirer l'agrément pour des faits qui remontent à 30 ans? Ou dispose-t-elle d'éléments nouveaux sur la gestion actuelle de la Fédération? Ou bien, il y a des faits actuels et on y aura répondu, ou bien, il n'y aura pas de retrait d'agrément."

[15h12]

Il pointe du doigt la natation

"Certains disent que je suis indéboulonnable, que je m'accroche à un mon poste. Détrompez-vous. Sur le cas de la démissions, vous croyez que e trouve agréable de constater qu'aucune enquête ne soit diligentée alors qu'on y a trouvé les mêmes problèmes que chez nous?" Une journaliste lui rétorque qu'un entraîneur a écopé de 10 ans de prison.

[15h09]

Quand M.Beyer était team manager en 2011 pour les Mondiaux juniors

"Ils étaient deux: un homme et une femme. En 2011, c'est une période durant laquelle il ne s'est pas passé de choses. A cette époque, il est blanchi par une enquête de police. Je pense avoir fait mon boulot. Pendant cette période, il n'a pas manifesté de problèmes majeures."

[15h07]

Les journalistes évoquent les documents manquants

Comme une lettre adressé à Didier Gailhaguet demandant le départ de Gilles Beyer. "Je n'ai absolument pas protégé Gilles Beyer", a-t-il confié.

[15h02]

Il ne démissionne pas et attaque fort Maracineanu

"Pour être démissionnaire, il faudrait que j'ai commis une faute. Or, je n'estime pas en avoir commis. Des erreurs, certainement plusieurs. La ministre ayant annoncé qu'elle mettait en place une inspection générale. J'attendrai les résultats avant de prendre une décision sur une démission demandée. Il m'est demandé de démissionner pour des faits qui remontent à 30 ans où j'étais absent et de la FFSG. C'est comme si on demandait à Mme la ministre de démissionner parce que, dans son club de natation ) Clamart, un homme a été condamné pour des agressions sexuelles. (...) Stigmatiser un président de fédération imparfait mais honnête et travailleur, c'est dégueulasse! La Fédération est salie. nos clubs, nos ligues."

[15h01]

"Je suis un homme clean"

[14h58]

Il parle de l'action prise contre Morgan Cipres

"J'ai obligé Morgan Cipres (accusé de harcèlement sexuel aux Etats-Unis) à venir s'exprimer devant le consiel fédéral pour expliquer ses faits et s'en excuser. Nous l'avons retiré du conseil fédéral. (Sa voisine précise qu'il a pris la décision de démissionner). Il est en traitement curatif auprès de sa psychologue. Parler de copinage, d'omerta pour cacher des dysfonctionnements avérés. S'il fallait condamner les gens sur l'unique rumeur, il n'y aurait plus personne dans cette salle."

[14h57]

Il évoque Xavier Dias

"Un document qui allait être diffusé fait part de position inacceptable pour un éducateur auprès de jeunes sportifs. (...) Ce document est classé fonction, hors la personne lisible est en position d'encadrement. je prends la décision de faire une lettre ouverte à l'ensemble de la famille du patinage pour exprimer la réalité des faits et les dangers et demande de supprimer tout lien avec la Fédération, une famille à laquelle il n'appartient plus."

[14h54]

Il passe au cas Marc Mandina en 2012

"Il a pris des photos sous la douche d'une jeune fille de 12 ans aux USA, d'où il s'enfuit. Je le retrouve en France, il se nomme Marco Vega, il est recherché. (...) J'ai envoyé une lettre au ministre pour savoir ce que je devais faire. Elle est restée lettre morte."

[14h49]

Il enfonce Gwendal Peizerat

"Je rappelle que M.Beyer ne fait l'objet d'aucun plainte, qu'il a été blanchi par une enquête de police, qu'il n'a aucun casier judiciaire et que je n'ai jamais entendu parler de viols sur Hélène Godard ou Sarah Abitbol. (...) Comment "désélit"-on des personnes normalement élues? Je ne sais pas le faire. Treize ans après, Beyer a été le chef de délégation pendant les championnats du monde. Sarah, personne n'était au courant sauf son partenaire, Stéphane Bernedis, ce sont aussi 30 ans de méconnaissance des faits à la Fédération. Quand j'entends des patineurs, comme Gwendal Peizerat, savait mais pourquoi n'ont-ils rien dit? Il est bien plus facile de venir baver sur les plateaux TV. Eugène Peizerat, son père, était secrétaire général de la Fédération au moment des faits. J'ai appris ces faits il y a une semaine et demie. Leur non-dénonciation est coupable."

[14h48]

Il montre un document d'agrément accordé à Beyer

"Une Fédération sportive, ce n'est pas la police, la justice et encore moins le ministère des Sports. Conformément aux conclusions de l'enquête, M.Beyer n'a plus été en charge de cours pédagogique sur la glace mais administrative."

[14h45]

"Pas de mots pour décrire mon dégoût"

[14h39]

Il énonce des "inexactitudes"

"Il n'y a pas eu un seul cas qui n'ait pas été traité pendant ma présidence. Commençons par le cas de M.Gilles Beyer. Un jour, une patineuse de haut niveau m'a parlé d'une relation gênante et équivoque. Je lui ai proposé une écoute d'ordre psychologique. Elle souhaitait parler à la ministre, je l'ai incitée à le faire. Il y a eu une enquête administrative faite par la minsitère des Sports. C'est moi qui l'ai demandée à Mme Buffet par un membre de son cabinet. La thèse du copinage, bonjour! Sur ce dossier, ses services ont dysfonctionné? Une deuxième enquête a conclu à blanchir M.Beyer. le parquet n'a pas poursuivi mais a condamné M.Beyer sur un seul point: les menaces de morts proférées à mon égard.Cette enquête a conclu qu'il ne devait plus se retrouver dans l'encadrement de mineurs. Pourquoi irais-je à l'encontre d'une enquête que j'ai moi-même commandée? Ce serait débile. La ministre des Sports a mis M.Beyer vers l'éducation nationale avant d'être tancée par le ministère de l'éducation. Il a été rétabli par le ministère dans toutes ses fonctions."

[14h36]

"Vous ne trouverez jamais mon nom dans des affaires de violence ou de maltraitance d'enfants ou d'adolescents. Je suis un homme imparfait mais je suis un homme clean. C'est sport à maturité précoce. (...) Les tentations existent, je sais aussi que nous ne sommes pas les seuls puisque 28 sports ont été concernés par 77 affaires sur des mineurs de moins de 15 ans. Le sport français et même international est victime de ce fléau. Je n'entends plus parler de tennis, de natation ou d'autres sports, ces derniers jours. Il semblerait qu'en raison du livre de Mme Abitbol que tout soit concentré sur la FFSG. c'est une honte car toutes les victimes ont droit au même respect".

[14h35]

"Ces faits je les ai découverts pour 90% d'entre eux par la presse et par un livre. Ils sont affreux, inadmissibles. Nous ne les supportons pas."

[14h33]

"Je suis très affecté par cette situation dont je mesure la gravité. ces gamins, qui sont des femmes aujourd'hui, sont des personnes que j'ai entraînées, dirigées et que je connais bien. Je les aime bien. je suis attéré de ce triste constat de vie de femme brise ou bouleversé à jamais par le faute de salaud qui ont profité de leur innocence. Il n'y a pas de mots pour décrire mon dégoût. Cette face cachée, ce n'est pas la fédération. Ce n'est pas absolument pas un ramassis de pervers sexuel ayant la culture du viol. Depuis quand a-t-on supprimé la présomption d'innocence? (...) Je suis sali par des minables."

[14h32]

"Je suis sali par des minables"

"Si je suis ici devant vous, c'est que Madame la ministre ne pas entendue, drapée dans ses certitudes et une médiatisation en folie et parfois inexacte. (...) Je suis sali par des minables qui ne connaissent ni mon travail, ni l’homme. je ne considère pas que la FFSG m'appartient mais je sais le temps et la passion que je lui donne. J’ai fait le parcours pas à pas sur mes périodes de mandat. Je n'ai pas fait de fautes, des erreurs certainement, j’en ai trouvées. Qui n'en commet pas. Mais des fautes non."

[14h31]

Il s'excuse des conditions de travail exigües. Je ne pensais pas qu'il y aurait autant de monde, confie-t-il

[14h31]

Gailhaguet arrive

Il est accompagné de son avocat. Avant son arrivée, il a remis un dossier à tous les journalistes présents sur place.

[14h30]

Les patineurs lancent me mouvement "protège-laRmes"

[13h56]

Gailhaguet, président de la Fédération française des sports de glace, est accusé d'avoir couvert Gilles Beyer et de lui avoir confié des responsabilités au sein de la FFSG malgré les signalements et une interdiction d'exercer auprès de mineurs depuis le début des années 2000. La ministre des Sports Roxana Maracineanu a demandé sa démission.

[13h55]

A 14h30, Didier Gailhaguet se présente devant les médias afin de donner la version de la fédération sur les révélations d'agressions sexuelles dans le patinage. Gilles Beyer, un des entraîneurs visés, a reconnu les faits.