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Davydenko, la montagne russe

Nikolay Davydenko est septième à la Race.

Nikolay Davydenko est septième à la Race. - -

Impressionnant vainqueur de Nadal (7-6, 6-3) en finale du Masters 1000 de Shanghai, le joueur russe, désormais idéalement placé pour les Masters, révèle un immense potentiel et une personnalité complexe.

Il n’est pas glamour, ne cause pas beaucoup, n’attire pas les sponsors mais qu’est ce qu’il flingue ! Oui, mais seulement quand il en a envie. Alors que débute ce lundi le tournoi de Moscou dont il est la tête de série numéro un, Nikolay Davydenko vient de réduire à l’état de joueur moyen Rafael Nadal en finale à Shanghai (7-6, 6-3). Et ce, 24 heures après avoir sorti le Serbe Novak Djokovic, numéro trois mondial.

Avec les 1 000 points que lui rapporte son quatrième succès de l’année, le Russe grimpe à la 7e et avant-dernière place qualificative pour la Masters Cup de Londres. Un sacré coup mis à la concurrence dont celle du Français Jo-Wilfried Tsonga, seulement huitième de finaliste en Chine. Davydenko est encore venu confirmer qu’il était un joueur sur courant alternatif. Capable comme à Shanghai de dominer deux des trois meilleurs joueurs de la planète en l’espace de 24 heures mais aussi de balancer des matches face à des tennismen de seconde zone. En 2007, il a été particulièrement visé par l’affaire des matches truqués. Au premier tour, à Sopot, alors qu’il dérouillait l’Argentin Vassallo Arguello, il avait abandonné sur blessure, « inventée » selon certains pour faire gagner de grosses sommes d’argent à ceux qui avaient parié contre lui.

Les sponsors classiques ne s’intéressent pas à lui

A part les scandales, Davydenko fait peu parler de lui sur le circuit malgré 18 titres et une troisième place mondiale en 2006. Les sponsors « classiques » du tennis ne s’intéressent même pas à lui. C’est la marque française Airness qui l’a récupéré alors qu’il n’avait pas d’équipementier. Sur le plan tennistique, Davydenko possède peut-être la plus grosse cadence de frappe au monde. La Kalachnikov russe élevée à l’école du tennis allemand au début des années 90 est aussi une incroyable mécanique à renvoyer les balles.

Depuis 2005, le joueur de 28 ans s’est stabilisé dans le Top 10 mondial, laissant les « spotlights » à Fededer et à la jeunesse des Nadal, Djokovic, Murray et maintenant Del Potro. Le joueur russe dépote et encore plus en indoor, là où il est le plus performant avec la terre battue. Et quand tout le monde n’a plus de gaz en raison de cette saison à rallonge, lui en a plein les réservoirs. Drôle de joueur.

La rédaction