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Gasquet, drôle de semaine…

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Eliminé par Roger Federer en demi-finale du tournoi de Dubaï (6-2, 7-5), le Biterrois semble avoir retrouvé un niveau de jeu à la hauteur de son talent. Malgré une structure d’entraînement toujours pas d’équerre. Cap maintenant sur la Coupe Davis, où il fera son retour la semaine prochaine.

Il n’avait plus atteint une demi-finale d’un ‘500 series’ (catégorie juste en dessous des Masters 1000) depuis deux ans. C’était (déjà) à Dubaï, en février 2009. Une terre qui semble lui réussir. Car en dépit de sa défaite (6-2, 7-5) face à Roger Federer, le numéro deux mondial, Richard Gasquet a plutôt de quoi se réjouir de sa semaine dans les Emirats. Surtout à une semaine du rendez-vous autrichien, à Vienne, pour le premier tour de la Coupe Davis.

« La bonne nouvelle, c’est qu’il n’a pas souffert de son épaule, constate l’ancien DTN Patrice Dominguez. Dans l’ensemble, il a très bien joué dans ce tournoi de Dubaï, avec quatre matches convaincants. Dans la mesure où il sera le leader et l’homme de base de l’équipe de France de Coupe Davis, c’est de bon augure. »

Outre le Bulgare Grigor Dimitrov et l’Ukrainien Sergueï Bubka, tout deux issus des qualifications, le Biterrois est venu à bout de Gilles Simon en quart de finale (5-7, 6-2, 6-4). Une victoire convaincante dans l’esprit, un peu moins dans le jeu. « Ce n’était pas un grand match, avoue Gilles Simon lui-même. S’il faut absolument dire que c’est un grand match quand ça n’est pas le cas, ce n’est pas très honnête. Je sais très bien de quoi Richard est capable… »

Coaché par sa mère !

Contre Roger Federer, Gasquet n’a pas démérité. Il a même mené 5-3 dans le second set. Mais au final, il est encore bien loin d’inquiéter celui contre qui il avait remporté l’un des meilleurs matches de sa carrière, à Monte-Carlo en 2005. La faute, peut-être, à une curieuse structure d’entraînement. Outre un Eric Deblicker jamais bien loin, Richard Gasquet s’appuie sur Sébastien Grosjean, qui lui prodigue des conseils par téléphone. S’ajoute à cela un entraîneur en chef, Riccardo Piatti, qu’il est censé partager avec Ljubicic depuis une dizaine de jours. Sauf que cette semaine, le Biterrois a été supervisé… par sa mère, Maryse !

« Là, il va falloir vraiment se décider une bonne fois pour toute entre Eric Deblicker, qui joue les pompiers de service, Sébastien Grosjean, qui coache à distance, ou Piatti, estime Patrice Dominguez. L’Italien a une énorme expérience. Il a coaché Djokovic et Ljubicic, qui ont été Top 5. C’est la meilleure solution. Richard a besoin d’un coach à plein temps qui le pousse à l’entraînement car le talent n’est pas tout. Pour revenir dans le Top 15, il va devoir fournir un énorme effort. » Et là, ça ne dépend plus que de lui…