RMC Sport

L’immense défi de Tsonga

Jo-Wilfried Tsonga

Jo-Wilfried Tsonga - -

Faire tomber Roger Federer, le quintuple vainqueur. Ce sera la mission de Jo-Wilfried Tsonga ce dimanche (18h30) en finale des Masters. Le Français n’a pas tremblé samedi soir contre le Tchèque Tomas Berdych (6-3, 7-5).

Il y avait Melbourne. Il y aura Londres. A 26 ans, Jo-Wilfried Tsonga vivra ce dimanche l’un des moments les plus forts de sa carrière en entrant sur le court de l’O2 Arena. Depuis une semaine, il en dompte ses lumières, ses nuages de fumée, en ressort avec le sourire. Et prolonge sa saison folle, qu’il vit sans entraîneur depuis près de huit mois, jusqu’à l’ultime rendez-vous possible hors Coupe Davis. Finaliste malheureux de l’Open d’Australie en 2008, le Français renouera ce dimanche avec le parfum enivrant des sommets après s’être qualifié pour la finale des Masters en disposant du Tchèque Tomas Berdych (6-3, 7-5).

De l’autre côté du filet, « Jo » retrouvera Roger Federer. Pour le troisième dimanche consécutif. A Bercy, déjà en finale, et il y a une semaine en ouverture des Masters, le Français s’était incliné après être passé à côté du premier set et avoir accroché la légende par la suite. « J’ai l’impression d’aller au club le dimanche, de faire ma petite partie de tennis, sourit le Manceau. Je pourrai me vanter auprès de mes copains, en leur disant que dimanche prochain je vais faire mon petit match contre Roger. » Mais pour son 11e face-à-face avec le plus grand joueur de l’histoire du tennis, il promet de « lâcher les chevaux ».

« Roger peut m’en laisser un »

« A mon meilleur niveau, je sais que je suis capable d’aller chercher n’importe qui, rappelle Jo-Wilfried Tsonga. Je suis capable de faire de supers exploits. Je me sens bien. Je suis en forme, en confiance. » Mais la quatrième victoire de sa carrière contre Roger Federer, la plus importante, passera par une concentration de tous les instants. Dimanche dernier, l’actuel numéro 4 mondial avait plié l’affaire en deux temps et trois mouvements alors que Jo-Wilfried Tsonga servait à 5-4 contre lui dans le troisième set. Ce dernier avait alors eu de sacrés regrets.

« Je vais devoir concrétiser les balles de break, si j’en ai, explique-t-il. Je vais tout simplement devoir être meilleur, plus agressif encore sur mes retours. » Battre le Suisse le jour de sa 100e finale, il en rêve déjà. « Ce serait extraordinaire, glisse-t-il dans un grand sourire. J’aimerais bien lui gâcher la fête ! Il a déjà cinq Masters, il peut m’en laisser un. » Pour que les vacances de Noël soient les plus savoureuses possibles. « A partir de demain (dimanche), je ne serai plus obligé de m’interdire un petit bout de chocolat, savoure-t-il déjà. Je ne serai plus obligé de m’échauffer, de m’étirer, de regarder l’heure. C’est super. Je vais pouvoir tout donner et profiter. » Le plus beau reste à venir.